Les disciplines >> Le ski de fond

Les skieurs de fond utilisent 2 techniques de base : la technique classique, où les skis glissent parallèlement sur des pistes damées et la technique libre, où les skieurs se meuvent un peu comme dans le patinage de vitesse et se propulsent en poussant de côté sur leurs skis.
La technique adoptée (classique ou libre) dans les épreuves de départ individuel de 10 et de 15 km, de sprint individuel, de sprint d’équipe et de départ groupé, varie avec chaque cycle des Jeux olympiques. Cette année, il s’agit de la technique classique.
Épreuve individuelle
Parcours : hommes = 15 km - femmes = 10 km
Le départ des coureurs se fait à intervalles de 30 secondes, les meilleurs skieurs devant s’élancer dans la course en dernier. Les skieurs courent contre la montre.
Le gagnant est celui qui obtient le meilleur temps.
Départ groupé
Parcours : hommes = 50 km - femmes = 30 km
Les skieurs commencent la course dans une formation en flèche, les meilleurs étant placés à la pointe de la flèche. Le gagnant est celui qui franchit le premier la ligne d’arrivée.
Poursuite
Parcours : hommes = 15 km en technique classique et 15 km en style libre - femmes = 7,5 km en technique classique et 7,5 km en style libre
La poursuite se compose d’un parcours en technique classique et d’un parcours en technique libre. Comme pour l’épreuve de départ groupé, les compétiteurs sont alignés en formation de flèche, les meilleurs étant placés à la pointe. À la moitié de la course, les athlètes rentrent au stade pour changer d’équipement aussi vite que possible.
Le gagnant est celui qui franchit le premier la ligne d’arrivée.
Sprint individuel
Parcours : hommes = 1,4 km - femmes = 1,2 km.
Le sprint individuel commence par une épreuve de qualification où les skieurs s’élancent à intervalles de 15 secondes. Les 30 premiers de cette épreuve vont en quart de finale. Aux épreuves de quart de finale, de demi-finale et des finales (2 groupes A et B). Chaque groupe se compose de 6 skieurs. Les 2 meilleurs de chaque groupe et les 2 skieurs les plus rapides de chaque épreuves passent à l’épreuve suivante. Les 6 skieurs s’affrontent dans la finale A, pour décrocher la médaille d’or.
Sprint par équipe
Se pratique par équipe de 2 skieurs. Nombre de tours par skieur = 3.
Après une demi-finale initiale qui met en jeu 10 à 15 équipes dans chaque groupe, les cinq premières équipes des deux demi-finales s’affrontent en finale. Entre les tours, les athlètes doivent faire des échanges en touchant un membre de leur équipe sans gêner ni arrêter les autres équipes.
L’équipe gagnante est celle qui, après six tours, franchit la première la ligne d’arrivée.
Relais
Se pratique par équipe de 4 skieurs
Parcours : hommes = 4 X 10 km femmes = 4 X 5 km
2 premiers tours en technique classique et 2 suivants en technique libre . Cette épreuve commence par un départ groupé, les équipes alignées sur une rangée. Le passage du relais se fait comme à l’épreuve de sprint par équipe. L’équipe gagnante est la première qui franchit la ligne d’arrivée à la fin des passages des 4 membres de l’équipe.
Plus d'infos sur www.fis-ski.com
2012

Le Roi Dario Cologna. Vainqueur de la Coupe du Monde 2009 – 2011 – 2012 [5 succès et 22 podiums sur 32 courses en 2012]
Tour de Ski 2009 – 2011 - 2012

La Reine Marit Bjoergen
Victorieuse de la Coupe du Monde 2005 – 2006 – 2012, 3 médailles d’or, trois d’argent et une de bronze aux Jeux Olympiques, 8 titres, 3 médailles d’argent et 3 de bronze aux mondiaux, Marit est considérée comme la plus grande athlète de l’histoire du ski de fond.
2011

Lathi : Maurice Manificat 2e au sprint derrière Dario Cologna, Vincent Vittoz 3e

Mondiaux d’Oslo 2011 Maurice Manificat 6e du 15 km classique à 48’’ du Finlandais Matti Heikkinen 1er

Laure Barthélémy démontre tout son talent en terminant 7e du sprint libre

Marit Bjoergen reine des mondiaux avec 4 médailles d’or et une d’argent.

Petter Northug remporte trois médailles : relais - poursuite - 50 km.

2010 - Lahti Victoire de Maurice Manificat

2010 - Vancouver
2009 – Le norvégien Petter Northug et le Suisse Dario Cologna sont présentés comme les futurs grand s du ski de fond.

2006, 24 février - Le Français Roddy Darragon a terminé deuxième place du sprint olympique de ski de fond derrière le Suédois Björn Lind

2005 – Vincent Vittoz remporte le titre de champion du monde du 30km poursuite Obersdorf.
2004 – La France remporte de relais ski de fond 4x10km à La Clusaz avec Alexandre Rousselet, Christophe Pérrillat et Emmanuel Jonnier
2004 – La FIS prévoit d’organiser, en 2006 / 2007, Le Tour de Ski (ex Tour des Massifs Européens (1985 / 1989).
2002 - Première victoire française en Coupe du monde de ski de fond, ce week-end, pour le Cluse. Vincent Vittoz l'a enfin mis au fond samedi en devenant le premier skieur français vainqueur d'une Coupe du monde de ski de fond
1993 – Hervé Balland vice-champion du monde du 50 km
1985 – Création du Tour des Massifs Européens (FFS).
1985 - La redevance Ski de Fond a été instaurée par la loi montagne du 9 janvier 1985. Elle se paie sous forme de badge (cartes) à la saison, à la semaine où à la séance. Elle se vend dans différents endroits selon les sites
1984 - Pierre Harvey avait réussi l'exploit de participer à deux jeux olympiques. Il avait concouru en ski de fond aux Jeux de Sarajevo et en cyclisme à Los Angeles.
1979 - Créée en 1979, La Transjurassienne se dispute sur un parcours de 76km reliant Lamoura dans le Jura à Mouthe dan le Doubs. Au fil des années, des épreuves annexes se sont ajoutées au programme.
1978 - Jean-Paul Pierrat, médaillé de bronze aux championnats du monde de Lathi 8 jours plus tôt, remporte la célèbre Vasaloppet
1971 - L'ANCEF (Association Nationale des Centres et Foyers de ski de fond et de montagne) a été créée en 1971 à AUTRANS, dans le massif du Vercors, après l'impulsion des Jeux Olympiques de Grenoble
1968 - Depuis les JO de 1968, le ski de fond ne cesse de faire des adeptes, au point que toute station, même célèbre pour son domaine de ski alpin, se fait un devoir de mettre en place son parcours nordique.
1958 - Les sports de neige comptent de plus en plus d'adeptes : ceux qui pratiquent le ski sont aujourd'hui plus de 7 millions, « 5 millions pour le ski alpin, 2 millions pour le ski de fond », contre 100 000 en 1958.
1956 - Benoit CARRARA

1948 - Paul BOUVERET (photo ci-contre)
1939 - Ces gens s'adonnaient notamment à la pêche et aux sports d'hiver. À partir du début du 20e siècle, le tourisme de masse va se développer assez rapidement. En 1939, un réseau de ski de fond entre les villages des Laurentides compte 1 600 km de pistes balisées.
1937 - Premier fabricant de skis de fond de l'hexagone en 1937 avec des planches ayant vus le jour des mains de Gabriel VANDEL. Nous restons actuellement le dernier fabriquant de skis de fond français.
1930 - Même si une bonne vingtaine de clubs de ski ont été formés depuis le début du XX e siècle et que la pratique du ski nordique et du saut sont déjà fort populaires en 1930, il n'existe pas encore de centres de ski.
1928 - Tout naturellement, le ski de fond est devenu un sport d'endurance. Approuvées par le Comité international olympique, les épreuves ont vu le jour aux Jeux olympiques d'hiver de 1928
1924 - Le ski de fond est une discipline olympique depuis les premiers Jeux olympiques d'hiver de 1924. Le terme ski nordique est utilisé pour désigner parfois le ski de fond…
1919 - La course d'orientation a vu le jour en Norvège en 1919. Depuis cette date, l'engouement pour ce sport ne s'est pas démenti dans les pays nordiques où il apparaît comme le deuxième sport national, juste derrière le ski de fond.
1911 - Vassieux, devenue «en Vercors» en 1911, est une station de sports d'hiver dotée d'un «village nordique» (foyer de ski de fond, stade de biathlon, nombreux traîneaux à chiens). On y fête la forêt au printemps (Pentecôte) et la commune a un musée de la préhistoire ...
1910 - L'exode rural est en partie compensé par l'afflux d'ouvriers qui sont employés dans la construction de la ligne de chemin de fer Frasne – Vallorbe, et dans le percement du tunnel du Mont d'Or. A quelques kilomètres au-dessus du village, se trouve le site de Super-Longevilles, départ des pistes de ski alpin reliées à la station de Métabief et des pistes de ski de fond sur le Mont d'Or. C'est aussi l'accès routier pour atteindre le sommet du Mont d'Or et découvrir la vue sur les Alpes.
1909 - Les militaires français gagnèrent dans la course de fond. Les jurassiens, mieux entraînés, commencèrent à faire meilleure figure. Ces championnats successifs allaient faire connaître le nom de cette future station de ski des Rousses.
1908 - La station du Revard, fut la première station de ski construite en France. Le ski connaît un tel engouement que l'on recourt au train pour acheminer les skieurs vers le plateau du Revard. L'année 1908, première année de mise en circulation des trains en hiver, marque un grand tournant dans l'histoire du chemin de fer à crémaillère.
1908 - Le 5 janvier 1908 le second Concours International de Ski se déroule à Chamonix . Trois nations y sont représentées : la Suisse, la Norvège et la France. Cette fois encore, l'armée est sollicitée et apporte un nombre considérable de participants. Mais les organisateurs multiplient les épreuves (vitesse, fond, saut) et les catégories (jeunes, dames, amateurs, guides, militaires). Les norvégiens, considérés comme des professionnels du ski, représentent l'attraction
1907 - En France, le 1er concours international de ski eut lieu en 1907 à Mont-Genèvre-Briançon. Il devait avoir lieu au Lautaret, mais la proximité de Briançon, avec son importante capacité hôtelière fit préférer le Montgenèvre. Les deux épreuves, fond et saut, attirèrent 5 000 spectateurs
1906 - Le ski, dont on pense qu'il a été introduit en Haute Auvergne pendant l'hiver 1901-1902 par l'Abbé Jean-Baptiste Blot à Besse
A partir de 1843 en Norvège, puis 1877 en Suède et 1879 en Finlande, son aspect pratique va alors laisser la place à l'aspect sportif et ludique avec la mise en place de compétitions
Au XIXe siècle, le ski est importé en Europe centrale par l'intermédiaire des étudiants norvégiens, ainsi que sur le continent nord-américain avec certains émigrants. Le ski connaît également un grand succès en raison de l'innovation apportée par Sondre Norheim avec son télémark.
À partir du XIIe siècle, il est utilisé par les troupes militaires dans l'infanterie chez les Vikings puis les Suédois. Enfin, il est aussi à l'origine de grandes découvertes dans des milieux jusqu'à peu accessible comme parcourir le Groenland.
1000 ans avant JC - Le ski de fond est originaire des pays scandinaves dans l'Antiquité. Il serait né plus précisément en Norvège.
Le ski de fond a eu plusieurs rôles essentiels pour l'homme au cours de son histoire, il s'agissait avant tout d'un moyen rapide pour se déplacer d'un endroit à un autre et servaient à la chasse.
La France, possède le premier domaine skiable nordique d’Europe
130 sites détiennent le label qualité. (25 / 75 en Jura)
- 13.000 kilomètres de pistes damées
- 5.700 kilomètres d'itinéraires balisés
Le ski de fond se pratique en France dans :
- 11 régions
- 35 départements
- 825 communes concernées.
- 393 sites nordiques se répartissent diversement selon les massifs :
- 39,5% dans les Alpes du nord.
- 17,4% Alpes du sud
- 16,6% Jura
- 10,4 % Pyrénées
- 5,7% Vosges
Le ski de fond français c’est :
- 3,7 millions de personnes
- 2 millions de pratiquants. (Source S. E. A. T. M).
- 33% - de 30 ans
- 32 % entre 30 & 50
- 35 % au-delà de 50 ans)
- 3.200.000 journées
- 20% de pratiquants ski de fond cumulent avec les activités de type culturel
- 45% de skieurs pratiquent le ski de fond en association avec un autre sport (Parité parfaite hommes / femmes).
- 48% des personnes occupent des postes de niveau cadre / cadre supérieurs
Un mode d’organisation national et la loi montagne comme cadre législatif.
La loi montagne autorise la perception de la redevance depuis 1985. A partir de là les départements et les collectivités locales ont pu se structurer. Ce sont les associations locales soutenues par les communes ou les groupements de communes qui ont pris en charge l’organisation du ski de fond.
Chaque département a créé sa propre structure qui est l’association de l’ensemble des gestionnaires et communes sur lesquelles passent les pistes de ski de fond.
Le ski de fond participe complètement au développement rural des espaces montagnards et les déficits compensés par les collectivités locales, donc par l’impôt, l’argent de tout le monde, permettent à l’activité d’exister. Cette activité engendre des emplois, fixe les populations. Les effets induits sont importants. Le ski de fond est donc vital pour l’économie locale.
Le ski de fond a pour vocation de générer une économie autant que possible mais surtout il est un outil de développement adapté aux régions qui échappent au tourisme industriel. Il faut cependant citer une référence pour montrer l’importance du ski de fond. Il fait partie de l’offre touristique, contribuant par là-même au remplissage des hébergements dans les stations de montagne.
Le ski de fond a pour vocation de générer une économie saine, il est un outil de développement adapté aux régions qui échappent au tourisme industriel.
Le ski de fond fait partie de l’offre touristique, contribuant par là-même au remplissage des hébergements dans les stations de montagne.
L’impact économique consolidé est de 30 fois supérieur au volume des financements mobilisés. 40% de cet impact concerne le tissu économique local (consommation liée aux séjours, aménagements du domaine skiable, infrastructures, frais de personnel), 60% l’activité économique générale associée (dépenses d’équipement, de transport).
Le tourisme génère à lui seul 30% des retombées économiques au niveau local.
Le coefficient multiplicateur est donc intéressant et fort en termes de retombées indirectes. 0,15 € investi génère 2,5 € sur le tissu économique local, 4,57 € sur l’économie globale.
L’organisation spécifique n’est pas structurée sur un schéma commercial comme le ski alpin. Les recettes générées par la perception de la redevance ne dégagent pas suffisamment de recettes.
Les investissements annuels sont de l’ordre de 4 M€, les frais engagés pour le traçage sont élevés et il faut savoir qu’un engin de damage coûte de 150 000 à 200 000 €.
Si le ski de fond a adopté ce mode de fonctionnement c’est parce qu’il échappe à la loi du marché : on ne gagne pas d’argent en organisant le ski de fond.
En revanche, le ski de fond participe complètement au développement rural des espaces montagnards et les déficits compensés par les collectivités locales, donc par l’impôt, l’argent de tout le monde, permettent à l’activité d’exister. Cette activité engendre des emplois, fixe les populations. Les effets induits sont importants. Le ski de fond est donc vital pour l’économie locale.
Aucune structure privée ne prend le marché en mains à ce jour, les problèmes sont multiples : coût du damage, étendue des domaines, absence de maîtrise du foncier, problème de sécurité, le développement dans les zones où le tourisme n’existe pas sous d’autres formes, donc pas de lits touristiques.
L’ensemble de ces raisons a conduit les collectivités locales à structurer et gérer l’organisation du développement du ski de fond.
[Source : ODIT France-DEATM (Année de référence 2004/2005.]
La montagne du Jura offre à la clientèle de loisirs et de séjours touristiques des pistes de ski de fond, aires de luges, itinéraires raquettes, pistes pour chiens de traîneaux, stades ludiques, et des services tels que : bâtiments d’accueil de jour, toilettes, téléphones, secours, bars, restaurants …
Chaque domaine nordique a une offre différente :
Les aspirations actuelles de la population à la découverte de la nature et des paysages sauvages, qui se traduisent notamment par un fort engouement pour la randonnée, semblent en adéquation avec l’image du ski de fond.
Le ski nordique peut donc s’affirmer à terme comme une activité complémentaire avec laquelle il faut compter pour assurer une économie de moyenne montagne pérenne.

Le ski de fond est sans conteste l'un des plus anciens sports d'hiver. L'existence de Skis de Fond vieux de 4.500 ans ainsi que la découverte en Suède et en Norvège de peintures rupestres vieilles de plus de 1.000 ans avant Jésus Christ sont là pour le prouver.
A cette époque, les précurseurs du Ski de Fond n'utilisaient qu'un seul bâton et chevauchaient, en guise de skis, de grands os d'animaux.
D'abord utilisé comme instrument de chasse et de survie le ski va peu à peu être utilisé par les messagers et les soldats.
Le Ski de Fond ancestral perd son aspect pratique, au profit du jeu. C'est ainsi que les premières compétitions vont voir le jour au XXIIème siècle.
Même si certains historiens déclarent qu'à l'époque des Vikings les compétitions de ski existaient déjà, c'est officiellement en 1843 que la première compétition a eu lieu en Norvège. La Suède et la Finlande vont suivre le mouvement respectivement en 1877 et 1879.
Le Ski de Fond sera introduit en Amérique du Nord au XXIIème siècle, les mineurs l’on utilisé pour la ruée vers l'or.
Il va peu à peu s'imposer comme passe-temps favori de certains Européens et Asiatiques du Nord et devenir discipline Olympique lors des Jeux de Chamonix en 1924. Cependant, ce n'était pas encore une discipline à part entière, puisque les athlètes pratiquaient conjointement le Saut à Skis (discipline aujourd'hui appelé Combiné Nordique).
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Jusqu’en 1970, une seule technique existait : Le Style Classique !
Depuis quelques athlètes à la recherche d'une plus grande vitesse, pratique le DEMI-PAS de Patineur, consistant à sortir un ski de la trace afin d'effectuer une poussée latérale. Peu à peu, cette technique va évoluer dans les années 1980 : Le Style dit Libre, dévient Le Skating !
Reconnu, ce style s’impose comme seconde technique du ski de fond, les stations ont peu à peu développé leurs infrastructures afin de permettre aux Classiqueurs et Skateurs de cohabiter.
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Le Ski de Fond est un sport complet sur le plan musculaire
Ce sport exige est un travail des cuisses, des bras, des abdominaux et du dos, il sollicite pratiquement tous les groupes musculaires.
Sa pratique demande une forte consommation d'oxygène
Le Ski de Fond fait parti des sports les plus exigeants sur le plan physique. La pratique en altitude renforce cet aspect.
C'est un excellent sport pour le cœur et les veines
La pratique régulière de ce sport permet de modifier le comportement cardiovasculaire et d'obtenir un cœur qui possède trois qualités : lent et régulier, gros et lourd, fort et efficace. De même la contraction des muscles, l’impulsion par la semelle veineuse plantaire améliorent le retour du sang veineux vers le cœur.
Il est complémentaire à la pratique d'autres sports
Les adeptes de la course à pied, du vélo, du VTT et autres sportifs trouveront dans ce sport un excellent complément à l'entraînement. Le ski de fond permet notamment aux de ne pas interrompre l'activité physique de type endurance oxygénation durant l'hiver.
Sport peu dangereux, le Ski de Fond se pratique à tous les âges
Il se pratique dans un environnement fabuleux
Le Ski de Fond se pratique au cœur même de la montagne dans des paysages paradisiaques.
Il procure des sensations de glisse
Le Ski de Fond est avant tout un sport d’endurance et de glisse. Le style classique et le style skating possèdent des caractéristiques propres selon le relief du tracé et des objectifs de la sortie sur neige : balade loisir, santé, bien être, randonnée contemplative, parcours sportif…
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A première vue, il ressemble à la marche à pied, mais il ne faut pas se méprendre, il possède lui aussi des phases de glisse.
Le Style Classique propose quatre pas différents:
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Le Style Skating propose trois pas différents qui possèdent bien souvent plusieurs appellations :
1) Pas décalé (appelé aussi "deux temps de base")
Technique : A deux poussées de jambes correspond une poussée de bras avec un planté de bâton légèrement décalé.
Quand l'utiliser ? Dans les montées.
2) Deux temps grande vitesse (ou "pendule" ou "pal")
Technique : Pour deux poussées de jambe on a une poussée de bras.
Quand l'utiliser ? Dans les plats et les plats descendant.
3) Pas symétrique (appelé aussi "un temps ou "double poussée")
Technique : A chaque poussée de jambe correspond une poussée de bras.
Quand l'utiliser ? Dans les plats, les plats montants et le début des montées.
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Même si ces techniques reposent sur une bonne maîtrise de l'équilibre, elles sont avant tout complémentaires.
Pour débuter nous vous conseillons d'apprendre le Classique.
Une fois le style classique un peu près maitrisé, n'hésiter pas à pratiquer le Skating.
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Cette rubrique s'adresse aussi bien aux adeptes de la compétition qu'aux novices qui veulent découvrir le Ski de Fond.
La page sur l'entraînement permet de réviser les grands "classiques" et d'aborder le monde de la répétition et de l'entraînement. Cette rubrique a été rédigée en collaboration avec des compétiteurs de haut niveau afin d'apporter des informations d'actualité et de qualité.
Pour les amateurs de courses ou tout simplement pour ceux qui désirent progresser, la répétition et l'entraînement se révèlent être un passage obligé. Cependant, au vu des paramètres qui entrent en ligne de compte : capacité physique, forme du moment, prédisposition au sport, état psychologique.. il n'existe pas de formule magique ni de programme type. Bien répéter ou s'entraîner demande un véritable investissement et savoir-faire qui s'acquiert par la pratique. Ce savoir-faire repose sur une bonne connaissance de soi afin de pouvoir moduler sa préparation physique en fonction de ses sensations. Afin de vous aider à mieux vous préparer, nous vous proposons ici quelques conseils regroupés en trois parties :
Skieurs très bon niveau : voir rubriques préparation technique
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Après avoir récupéré de la saison précédente, l'objectif est de reprendre peu à peu la forme et de préparer le corps à la future saison hivernale.
Quels sports pratiquer ?
On peut pratiquer deux types de sports :
Pour la pratique de la marche avec bâtons, utiliser une paire de bâtons de petite taille. Ceux-ci doivent arriver à peu près au niveau de la hanche, les bras étant pliés en forme d'angle droit.
En parallèle de ces activités, le renforcement musculaire est un atout pour la saison à venir. La pratique d'abdominaux, de pompes ainsi qu'un travail au niveau des dorsaux et des lombaires sont conseillés. Ces exercices peuvent être effectués simplement à la maison ou bien avec des charges adaptées (poids) dans une salle de musculation. Dans ce cas, l'objectif est de développer la force grâce à l'utilisation de charges importantes (80% du max). Les séries comportent 8 à 10 répétitions et sont entrecoupées de récupérations complètes.
A quelle intensité s'entraîner ?
La pratique du sport doit s'effectuer dans son plus gros volume à des intensités faibles et moyennes.
Concrètement, les séances doivent être pratiquées à une intensité <75% de la fréquence cardiaque maximale (fréquence maximale théorique = 220 - âge).
L'idéal étant de pouvoir s'entraîner avec un cardio-fréquencemètre afin de pouvoir contrôler son rythme d'entraînement. A défaut, prenez régulièrement votre pouls lors de la séance et adaptez votre rythme en conséquence. La prise de pouls s'effectue au poignet de la manière suivante : presser légèrement l'extrémité inférieure du poignet qui se trouve à coté du pouce à l'aide de l'index et du médius. Compter les pulsations pendant 15 secondes puis multiplier le chiffre par 4. Un bon indicateur d'intensité d'entraînement est de pouvoir discuter aisément pendant l'effort.
La durée des séances dépend du sport pratiqué. A titre indicatif :
La durée dépend du niveau de chacun et doit être atteinte progressivement au fil des entraînements. Notons que chaque séance doit se conclure par une séance d'assouplissement.
Pendant l'été, la participation à quelques courses est envisageable afin de ne pas perdre le rythme de la compétition. Toutefois, attention à la "double saison" qui risque de trop fatiguer l'organisme. Les compétitions de VTT sont recommandées car leur profil vallonné réclame un effort similaire à celui effectué en ski de fond (attention aux chutes).
De même qu'il est nécessaire de contrôler son allure durant l'entraînement, il faut s'assurer également que le corps récupère totalement entre les séances. Pour cela il existe différentes techniques de suivi. Le test du RUFFIER est un bon indicateur. Ce test fait parti des tests d'aptitude à l'effort. Il permet de calculer la faculté de récupération.
Il nécessite trois prises de pouls :
Cependant, la meilleure interprétation de ce test est son évolution dans le temps. Après plusieurs tests vous serez capable de déceler un début de fatigue ou de surentraînement et adapter ainsi l'entraînement en conséquence.
Plus simplement, la prise de pouls au réveil peut se révéler être un bon indicateur. Des modifications de 8 à 10 pulsations seront à prendre en considération.
Enfin, dès le mois de septembre, ceux qui en ont la possibilité pourront s'entraîner sur glacier (Tignes, l'Alpe d'huez, Les Diablerets, Ramsäau…).
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Préparation physique spécifique
A partir du mois de septembre la préparation physique générale laisse la place à la préparation physique spécifique.
Ce travail spécifique recouvre deux caractéristiques :
En ce qui concerne la musculation et le travail intensif, Lilian Gaillard (membre du team Isère Ski de Fond), préconise les méthodes suivantes :
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Le travail technique : une priorité !
A ce niveau de la préparation, dès les premières chutes de neige, l'objectif est de retrouver des sensations et d'axer le travail sur la technique en s'appliquant à rechercher l'équilibre du corps et une amplitude des gestes. Pour cela, n'hésitez pas à analyser le geste des pros et à demander des conseils à vos amis skieurs, votre coach, club, comité, fédération.
Afin de progresser rapidement, l'utilisation d'un caméscope est fortement recommandée. Faites des prises de vue de face et de côté qui vous permettront d'effectuer une analyse image par image afin de mieux comprendre vos erreurs ou apprécier votre positionnement.
Sur neige, le meilleur moyen pour progresser techniquement est d'effectuer du ski sans bâtons. Vous retrouverez ainsi plus rapidement votre équilibre et vos appuis. Une fois vos sensations et la technique trouvée ou retrouvées, il est important d'enchaîner les séances d’endurance afin d'acquérir un bon foncier qui vous permettra de tenir l'hiver.
Comment gérer l'approche des premiers objectifs ?
A l'approche des premiers objectifs, l'entraînement doit commencer à comporter des séances à haute intensité.
Pour ce faire, nous aborderons ici la notion d'alternance d'allure naturelle. Cela consiste à effectuer des accélérations dans chaque montée jusqu'à la vitesse course (ce n'est pas un sprint) et à se reposer dans les descentes et les plats. Une telle séance dure entre 30 et 45 minutes. Elle doit être précédée d'un bon échauffement (45 minutes) et ponctuée par une récupération. L'objectif d'une telle séance est de stimuler et fatiguer l'organisme pour bénéficier d'une surcompensation qui améliore les capacités physiques. Pour bénéficier de cette surcompensation il n'y a qu'une solution : la récupération. L'utilisation du test de RUFFIER cité plus haut pourra se révéler être un bon indicateur pour mesurer la capacité de récupération.
Dans le cas contraire, le fait d'enchaîner des séances intensives aura pour conséquence un surcroît de fatigue et donc une baisse de forme.
Pour une préparation à une course longue distance, la participation à une course régionale de courte distance (10 ou 15 km) vous permettra d’accéder et de vous adapter à ces variations de rythme.
En ce qui concerne la semaine qui précède la compétition, l'objectif est de récupérer !
De faire un ski d'entretien pour arriver le plus frais possible le jour J. Ceux qui n'ont pas la forme, c’est déjà trop tard !
Ainsi, deux séances de 1H 30 à faible intensité suffiront largement. La veille de l'épreuve, une séance de reconnaissance de la piste [pas d’entraînement] permettra de bien se préparer psychologiquement. Vous en profiter pour faire quelques essais de paraffine et de fart si le temps ne risque pas de changer. Pour vous rassurer, vous pouvez effectuer une petite séance de vitesse : 5 à 6 sprints d'une dizaine de secondes sur le plat.
Sur le plan alimentaire, privilégier les féculents (pates, riz,...), évitez les viandes rouges et buvez beaucoup.
Le matériel
La pratique du ski de fond s'est beaucoup diversifiée, avec l'avènement du skating et plus récemment du ski hors piste (le phénomène du "Back Country"). Cette évolution de la pratique, conjuguée à l'amélioration des techniques de fabrication, et à l'apparition de nouveaux matériaux a abouti au développement de produits performants et spécifiques à chaque utilisation.
Malheureusement, entre les dizaines de modèles de ski, de chaussures disponibles et les divers concepts marketings mis en avant par les fabricants, il n'est pas facile de s'y retrouver. Tout d'abord, il est nécessaire avant tout achat de bien définir son style de pratique.
Ensuite, quelque soit le type de matériel que vous comptez acheter, n'hésitez pas à demander à l'essayer. Les bons magasins de sport proposent en location les derniers modèles de skis et chaussures. Ils vous laisseront en essayer plusieurs pour vous permettre de trouver ceux qui correspondent le mieux à vos attentes.
Les skis de compétition
Les caractéristiques
Qu'ils soient destinés à la pratique de l’alternatif ou celle du skating, les skis de compétition possèdent des caractéristiques communes :
La structure. Afin d'obtenir un parfait compromis entre légèreté et rigidité ainsi qu'un cambre adéquat, les fabricants utilisent des structures de hautes technologies. On conséquence on trouve sur ce genre de produits des noyaux à structure alvéolaire (nids d'abeilles), ainsi que des renforts en fibres de carbones tressées. La marque allemande Germina a même proposé il y a quelques années un ski creux formé d'une coque en fibres de carbone renforcées. De plus aujourd'hui, la quasi totalité des skis haut de gamme ont un dessus en forme de CAP. Cependant, ces structures et ces matériaux ne garantissent pas à eux seuls les performances du ski. La mise au point d'un ski de compétition est très difficile et les fabricants font encore fréquemment appel aux bois et aux matériaux stratifiés pour les renforts et les chants des skis de manière à affiner plus facilement la répartition de souplesse sur toute la longueur du ski.
La semelle. Sur un ski haut de gamme la semelle est particulièrement importante. Si comme sur les skis bas de gamme elle est constituée d'un matériau plastique, la composition de celle-ci est très étudiée. Elle est généralement additionnée de graphite; et la plupart des fabricants propose des skis avec plusieurs versions de semelle en fonction de la neige. La préparation de cette semelle est aussi prépondérante dans la performance du ski : les skis sont rainurés à la pierre d'origine et les compétiteurs peuvent ensuite ajouter des rainures spécifiques en fonction des neiges dans lesquelles ils comptent utiliser leurs skis.
Le cambre. Un ski peut avoir une semelle parfaitement préparée, si son cambre n'est pas adapté au gabarit, il ne glissera pas. Que ce soit en alternatif ou en skating, la dureté d'un ski devra toujours être un critère déterminant au moment du choix ! L'absence de point dur lorsque l'on presse les deux skis l'un contre l'autre est un moyen simple de s'assurer que la répartition de souplesse est harmonieuse. Selon la dureté de la neige, les pressions exercées par le ski varient. Ainsi, comme pour les semelles, les fabricants proposent des skis de souplesse différente en fonction des conditions de neige.
La ligne de cotes. Ces skis sont destinés à la compétition ainsi qu'à une utilisation sur pistes parfaitement préparées. Ils sont très étroits (44 mm de large généralement) afin d'allier rendement et légèreté. Pour renforcer la stabilité, ils adoptent une ligne de cotes creusée (au moins sur les skis de skate). Plus large en spatule, ils sont plus faciles à contrôler.
La taille : Les nouveaux matériaux permettent de fabriquer des skis relativement courts. Cependant un skieur puissant, et a fortiori un compétiteur, a besoin d'un ski raide. Mais le fait de durcir un ski de petite taille engendre d'importantes forces de frottement, c'est pourquoi les skis de compétitions restent relativement longs.
A qui sont-ils destinés ? Les skis de compétitions sont avant tout destinés aux … compétiteurs; cependant ce ne sont pas les seuls à pouvoir en profiter. Certes, ces ski sont chers, mais leurs qualités techniques sont infiniment supérieures à celles des skis plus bas en gamme. Leur glisse supérieure permet d'atteindre un plaisir plus important, et leurs qualités de stabilité permettent aux skieurs à la technique perfectible de progresser rapidement. Cependant, il ne faut pas s'y méprendre, ces skis sont conçus pour une pratique sportive, pour des skieurs recherchant des sensations de glisse, et nécessitent à la fois un minimum de condition physique, mais aussi un certain bagage technique, notamment en alternatif.
Comment les choisir ? Pour le skieur sportif il n'y a guère de problèmes, le point principal à surveiller est la dureté du ski. Celle-ci, qui ne doit pas être trop importante afin de ne pas gêner la glisse à vitesse modérée, doit permettre sur les skis d'alternatif de trouver facilement l'appui. En revanche, pour les compétiteurs tout se complique : il ne faudra pas hésiter à faire de nombreux essais afin de trouver des skis adaptés à sa propre technique et à sa puissance. De plus, il faut un minimum de deux paires de skis par technique pour pouvoir faire face à toutes les conditions de neige.
Les skis milieu de gamme
En dessous des skis de compétitions, on trouve dans les gammes des fabricants un large choix de modèles. Certains offrent un réel potentiel, cependant ces modèles, loin de la quasi uniformité qui règne au niveau des skis de compétitions, offrent des caractéristiques très variées.
De ce fait, on trouve un peu tout… et n'importe quoi.
Les caractéristiques
La structure. Pour faire diminuer le coût de revient, les fabricants sont obligés de faire des compromis. Ainsi si le dessus en forme de cap est encore largement utilisé, il n'en va pas de même pour le noyau : Exit la structure alvéolaire et les renforts en fibres de carbones tressées. Ici on ne trouve généralement qu'un noyau en bois, tout au plus évidé pour alléger l'ensemble. Le choix réalisé est donc bien souvent celui de l'esthétique. Mais ne vous y trompez pas ; la différence de comportement est flagrante, le ski est plus lourd, moins nerveux, bref moins sportif.
La semelle. Généralement elle est de bonne qualité au niveau de sa composition, cependant elle bénéficie rarement d'une finition à la pierre d'origine.
La taille. Pour les skis milieu de gamme, la variété est de mise. Certains fabricants proposent des skis de très petite taille censés faciliter la progression (150 cm pour des adultes). En pratique, un bon ski doit avoir une certaine longueur, et il n'est pas conseillé d'utiliser des skis plus petits que sa propre taille.
La ligne de cotes. Sur ce plan également on trouve un peu de tout. Par contre, cette fois-ci il n'y a pas vraiment de contre indication, tout dépend de l'usage. Des skis plus larges présentent une meilleure portance en poudreuse et sont plus sécurisants pour les débutants, alors que des skis plus étroits offriront plus de rendement sur pistes damées.
Les écailles. La plupart des skis de cette catégorie, qui sont destinés à la pratique de l'alternatif, disposent d'un système de retenue à écailles. Pour conserver un minimum de glisse, il faut prendre soin de choisir des skis qui n'ont pas une zone avec des écailles trop longue, et qui sont suffisamment durs pour que les écailles ne soient pas trop écrasées sur la neige durant les phases de glisse.
Le cambre. Encore un point ou les différences sont importantes selon les modèles. Ne négligez pas ce critère : si le ski n'est pas assez dur on ne pourra pas envisager une pratique sportive sur pistes damées; et s' il est trop dur on aura du mal à sentir ses appuis.
A qui sont ils destinés ? IIs sont destinés à tous ceux qui trouvent les skis de compétition trop pointus pour eux. On trouve dans les skis de milieu de gamme des skis adaptés à toutes les pratiques : sportives ou plus paisibles, skating ou alternatif, sur pistes ou hors-pistes.
Comment les choisir ? Devant la variété de l'offre, trois impératifs : bien définir votre pratique, demander conseil à un bon vendeur, et faire plusieurs essais avant d'acheter. Méfiez vous des skis de petite taille ou des skis trop souples qui seront vite limités lorsque vous progresserez.
Les skis d'entrée de gamme
Ces derniers n'ont que leurs prix pour seule défense, et encore. Si vous trouvez l'investissement d'une bonne paire de skis trop important en rapport avec votre pratique, mieux vaut se tourner vers la location. Fuyez les skis d'entrée de gamme, trop souples, lourds, et fragiles, ils ne permettent pas la pratique du ski de fond dans de bonnes conditions.
La différence entre skis alternatifs, skating, et "back country"
Skis alternatifs. Les skis d'alternatif disposent au niveau du patin (au milieu) d'une zone de retenue sur laquelle on applique du fart sur les skis de compétition ou dans laquelle sont creusées des écailles sur les skis de milieu de gamme. Le choix de la dureté des skis est primordial. La zone de retenue doit être collée à la neige durant l'impulsion…et ne plus la toucher durant la phase de glisse.
Pour obtenir un bon compromis entre glisse et retenue il est nécessaire d'utiliser des skis dit de grande taille (taille du skieur + 15 à 25 cm).
Skis skating. Les skis de skating sont généralement plus courts que ceux d'alternatifs, et disposent d'une ligne de cote particulière; plus larges en spatule, ils sont spécifiquement conçus pour le mouvement de patinage. Si sur neige dure on peut sans hésiter utiliser des skis de petite taille (taille du skieur), il ne faut pas hésiter à utiliser des skis plus grands pour conserver de la glisse sur les neiges plus molles.
Skis back country. Ce sont des skis destinés à une pratique hors pistes. ils ont de ce fait des contraintes différentes. Ils doivent être plus larges, afin d'offrir une bonne portance lorsque la neige est poudreuse, mais par contre il n'est pas nécessaire qu'ils soient aussi durs et qu'ils aient un cambre aussi marqué que ceux destinés à la pratique sur pistes damées. Il peut également être utile, si on pratique en terrains accidentés ou sur des neiges dures, de choisir un modèle doté de carres métalliques.
Les skis mixtes. Pour satisfaire les attentes des skieurs polyvalents, les fabricants proposent depuis quelques années des skis mixtes censés permettre la pratique des deux techniques de manière satisfaisante. Mais dans les faits, les différences entre le skating et l'alternatif sont trop importantes et ces produits sont peu performants. A éviter !
Glossaire
Structure alvéolaire. Ces structures, de type nids d'abeilles sont très employés sur les skis haut de gamme. Elles permettent d'obtenir des skis légers et solides, et un comportement pointu. Les skis qui utilisent ce type de noyau sont plus "vivants" que ceux qui utilisent un noyau mousse.
Fibres de carbones tressées. Très employé dans l'aéronautique, ce matériau léger et très rigide offre d'excellentes qualités mécaniques. Utilisé dans les renforts des skis il est indispensable pour mettre au point des skis qui offrent une rigidité satisfaisante.
CAP. Depuis que Salomon a introduit les dessus de skis en forme de coque sur ses modèles de ski alpin, cette technique s'est quasiment généralisée. Son principal avantage reste cependant l'esthétique, car pour ce qui est du comportement, cette technique, difficile à mettre en œuvre, n'apporte pas grand chose de plus que les traditionnels chants en bois.
Bois. Si on ne trouve plus de skis entièrement en bois, ce matériau est toujours utilisé en plus ou moins grande quantité dans les skis de fond. Les qualités mécaniques du bois permettent d'obtenir des skis au comportement très vivant.
Graphite. La plupart du temps les semelles des skis haut de gamme sont constituées d'un plastique additionné de graphite; et on trouve de nombreux farts qui en contiennent. Le graphite possède des qualités antistatiques qui permettent de mieux glisser sur les neiges sales, ou très froides et sèches.
Rainures. Afin d'évacuer l'humidité qui se forme entre la semelle du ski et la neige on peut creuser de minuscules rainures dans la semelle. Les fabricants le font d'origine sur les skis hauts de gamme, mais si l'on désire avoir des rainures adaptées à une neige spécifique, il est nécessaire de les faire réaliser dans un magasin de sport équipé d'une machine spécifique.
Ligne de cotes creusée. Sur les skis de skating, les chants du ski sont rarement parallèles. En jouant sur la largeur du talon et de la spatule on peut améliorer le comportement d'un ski. Deux skis de technologie équivalente peuvent se comporter tout à fait différemment si leurs lignes de cotes sont différentes.
Chaussures et Fixations
Les différentes normes, ainsi que l'exclusivité des chaussures avec certaines fixations (certaines fixations ne peuvent recevoir qu'une marque de chaussures) compliquent souvent le choix. Il ne faut cependant pas négliger ce matériel, une bonne paire de skis ne servant à rien si l'on ne dispose pas d'un ensemble fixations-chaussures adapté :
Les fixations :
Les chaussures :
Les fixations
Il existe actuellement 4 normes de fixations différentes sur le marché; ces normes n'étant pas compatibles entre elles, le choix de la chaussure ne peut pas être fait indifféremment de celui de la fixation.
La fixation SNS profil : proposé par Salomon, c'est le modèle actuellement le plus répandu. Techniquement, cette fixation propose un bon guidage du ski, et des ressorts de rappel en élastomère de différentes duretés selon la technique pratiquée. Norme la plus ancienne proposée sur le marché, le SNS profil est le système le moins performant. Cependant, le large choix de chaussures qui y est associé (Salomon, Fischer, Adidas…) et le fait que beaucoup de skis d'occasion soient montés avec des fixations de ce type, permettent à cette norme pour quelque temps encore, de rester en tête des ventes.
La fixation NNN 2 : développé par la marque norvégienne Rottefella, ces fixations commercialisées en France sous la marque Rossignol bénéficient, grâce à un axe reculé et à une double rainure, d'un guidage plus performant facilitant le contrôle du ski. Conçus sur le même principe que les SNS profil, elles disposent également de ressorts de rappel en élastomère de différentes duretés. Leur principal défaut provient du fait qu'elles sont moins répandues, et qu'elles n'acceptent que les chaussures de marque Rossignol (parmi les marques disponibles en France).
La fixation SNS Pilot : mise sur le marché cette année par Salomon, cette fixation novatrice dispose de deux axes de fixation et d'un nouveau système de ressort de rappel qui améliore considérablement le guidage et le retour du ski. Cependant elle est chère, elle n'est disponible que pour la pratique du skating, et elle n'accepte pour l'instant qu'un seul et unique modèle de chaussures (qui est cher également). Ce système pour le moins exclusif, est donc réservé aux véritables passionnés qui veulent absolument avoir ce qu'il y a de plus performant.
La fixation SNS Back Country : spécialement conçue pour la randonnée nordique et le ski hors piste, cette fixation est large, renforcée, et robuste. Sa large rainure de guidage centrale laisse échapper la neige, et elle offre des bonnes qualités de tenue de ski.
Les chaussures
On retrouve chez tous les fabricants de chaussures des caractéristiques similaires en fonction de la pratique à laquelle elles sont destinées.
Les chaussures de skating. Une chaussure de skating doit offrir un bon maintien latéral et une bonne tenue de cheville. Pour satisfaire à ces deux exigences les fabricants proposent des chaussures dotées de semelles rigides, et d'une coque mobile enserrant la cheville. Cependant il faut se méfier des extrêmes, les chaussures trop rigides ou qui n'offrent pas une bonne liberté de mouvement dans le sens avant-arrière ne permettent pas d'avoir de bonnes sensations et s'avèrent fréquemment source de douleurs.
Les chaussures d'alternatif. Une chaussure d'alternatif doit être souple pour permettre un bon déroulé du pied et offrir une bonne mobilité au niveau de la cheville. Il faut donc éviter celles qui ne plient pas correctement. Pour améliorer le contrôle en descente, le confort et la chaleur des chaussures, les fabricants ont mis au point avec succès des chaussons qui entourent la cheville.
Le choix. Lorsqu'on achète une chaussure, il est primordial de se sentir à l'aise à l'intérieur. Pour cela, faites très attention aux points durs. Privilégiez une chaussure qui offre un moins bon maintien mais à l'intérieur de laquelle vous vous sentez bien plutôt que le contraire.
L’équipement
Le fondeur en promenade a toujours chaud, et en particulier quand il débute ; conclusion : il faut se vêtir léger.
Mais dès qu'il s'arrête, le froid de l'hiver montagnard le saisit. Il faut donc avoir sous la main de quoi se couvrir.
La tenue la plus simple et la plus esthétique aussi, se compose, pour le bas d'un caleçon, jogging, ou fuseau, le principe étant d'éviter un vêtement trop flottant.
Pour le haut, comme on aura vite chaud, l'idéal est un sous-vêtement en matière synthétique hydrophobe.
Sa particularité est d'être très chaud, et d'évacuer vers l'extérieur la transpiration. Ainsi ne risque-t-on pas le "coup de froid" dû au sous-vêtement humide qui soudain se glace.
Par-dessus, on portera une "fourrure polaire", de préférence en coupe "blouson", c'est-à-dire qu'on puisse ouvrir complètement pour se rafraîchir. Et on emportera dans un sac à dos, soit une veste coupe vent, soit une doudoune, à porter quand on arrête de skier. Ceci ne concerne pas le fondeur sportif qui tourne sur une boucle à toute vitesse et ne s'arrête qu'une fois revenu à son point de départ.
Les gants sont indispensables, même si l'on a chaud, car une chute mains nues dans la neige plus ou moins dure fait toujours très mal.
Et, comme le froid vient par la tête, ne jamais partir sans bonnet. Un bandeau est en général suffisant.









