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    [ 17-08-2017 ]

    Les fausses promesses de l’héritage olympique

    Héritage. Le mot figure en bonne place dans les résolutions de l’Agenda 2020. Il se révèle désormais un incontournable des précieux « éléments de langage » que tout candidat aux Jeux se doit se prononcer sur tous les tons pendant une campagne. Mais, derrière les mots, la réalité fait souvent tache.

    L’exemple des Jeux de Rio 2016 reste le plus frais. Le pire, également. Une année après l’événement, le parc olympique est fermé, la piscine du complexe aquatique a été vidée de son eau, le stade Maracana a perdu quelques milliers de sièges. Au village des athlètes, destiné à devenir une résidence de standing, pas moins de 31 tours n’ont toujours pas accueilli le moindre occupant.

    Plus surprenant: l’héritage des Jeux de Londres 2012. Cinq années ont passé depuis la fin d’une édition olympique célébrée sur le moment comme un modèle du genre. Le stade olympique a servi la semaine passée de décor aux Mondiaux d’athlétisme. A l’heure des comptes, une affluence record de plus de 700 000 spectateurs. Bingo.

    Il n’empêche, les analystes britanniques s’interrogent actuellement sur les retombées de l’événement en termes de pratique sportive. A l’époque, le gouvernement britannique n’avait pas lésiné sur la dépense. Un fonds spécial d’un milliard de livres (1,1 milliard d’euros au cours actuel) avait été alloué au sport de masse. Objectif: booster la pratique sportive, notamment parmi la jeunesse britannique, soupçonnée de préférer le confort du canapé à la rigueur d’un cross-country.

    A l’arrivée, le constat s’avère décevant. L’argent a été dépensé, certes, mais les résultats ne démontrent aucun changement durable. A la demande des autorités, Sport England étudie de très près, année après année, le niveau de participation à une activité sportive de la population britannique. Les derniers chiffres, dévoilés par la BBC, confirment la tendance.

    Pour l’année scolaire 2005-2006, lorsque le CIO a attribué à Londres l’organisation des Jeux d’été en 2012, la proportion des Britanniques âgés de 16 ans ou plus pratiquant une activité sportive pendant au moins 30 minutes par semaine atteignait 34,6%. Dix ans plus tard, elle plafonnait à 36,1%. Dans la catégorie d’âge 16-25 ans, Sport England n’a constaté aucune évolution depuis l’année 2005.

    Les plus jeunes? Même tendance. Un effet JO de Londres avait été mesuré au cours de l’année suivante, célébré à l’époque comme une réussite au moins aussi réjouissante que les performances des athlètes britanniques. Mais il est retombé. Un sondage national, réalisé dans le cadre de l’opération « Take Part », mesure tous les ans la pratique et les motivations des jeunes Britanniques dans le domaine du sport. L’an passé, ils étaient presque 70%, chez les 5-10 ans, à répondre que les Jeux de Londres n’avaient eu aucun effet sur leur activité sportive.

    A l’inverse, l’héritage des Jeux s’avère une réalité très tangible pour le sport de haut niveau. La Grande-Bretagne avait réalisé une percée spectaculaire au classement des médailles, à Londres 2012, en se classant à la troisième place, aux Jeux olympiques puis paralympiques. Quatre ans plus tard, elle a fait mieux encore à Rio 2016, grimpant jusqu’à la deuxième place dans les deux classements.
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    [ 02-08-2017 ]

    Deux grands vainqueurs, et un gagnant en sursis

    Par Francs Jeux

    Paris a eu les Jeux olympiques. Cocorico. Los Angeles les a décrochés également. God bless America. Thomas Bach peut se frotter les mains. Persuadé de la pertinence d’un double vote 2024-2028, le dirigeant allemand a imposé sa formule, déjà éculée à force d’avoir été prononcée dans toutes les langues, d’un scénario « gagnant-gagnant-gagnant. » Une performance politique. Une merveille de stratégie.

    Pour les deux villes, la victoire est incontestable. Paris et Los Angeles rejoindront Londres dans le cercle étroit des métropoles ayant accueilli à trois reprises les Jeux olympiques d’été. Elles entrent dans l’histoire.

    La capitale française a remporté la seule course dans laquelle elle était engagée. Sa campagne a été un modèle du genre. A l’arrivée, son succès fait les affaires de tout le monde, Anne Hidalgo et Emmanuel Macron en tête. Il reste au futur comité d’organisation, présidé par Tony Estanguet et dirigé par Etienne Thobois, à tenir son budget jusqu’au bout. Jamais gagné d’avance mais certainement jouable. Avec sept ans devant lui, le mouvement sportif français peut envisager avec réalisme de gagner quelques places dans la hiérarchie mondiale et atteindre en 2024, qui sait, le top 3 des nations au classement des médailles.

    Pour Los Angeles, l’attribution des Jeux en 2028 sonne aussi comme une excellente affaire. La rallonge accordée par le CIO, dont la contribution s’élèvera à 1,8 milliard de dollars, ne constitue pas la seule « compensation » obtenue par l’équipe de candidature. En échange de leur patience, les Californiens ont fait accepter par l’organisation olympique le principe d’un programme de marketing national d’une durée historiquement longue, où ils pourront vendre les droits des Jeux dans toutes les catégories non couvertes par le programme TOP du CIO. En prime, Thomas Bach leur a promis un fonds de 160 millions de dollars pour soutenir le développement du sport auprès des jeunes de Californie du Sud. Il a également été acquis que le CIO versera 180 millions de dollars au futur comité d’organisation des Jeux de 2028 aussitôt qu’il sera constitué. Une avance sur sa contribution justifiée par un exercice de 11 années au lieu de 7. Enfin, le CIO a accepté de renoncer à sa part habituelle de 20% des profits réalisés aux Jeux. Un beau geste.

    Deux gagnants, donc, sans l’ombre d’un doute. Mais qu’en est-il du troisième? En choisissant de ne pas choisir, le CIO s’est-il offert un vrai succès, ou un simple sursis? Dans le mouvement olympique, ils sont nombreux à pencher pour la deuxième option. « Une victoire de Budapest aurait pu changer la donne, en ouvrant la porte aux villes de taille moyenne, suggère un ancien leader de la candidature hongroise. Mais il n’est pas certain que les Jeux à Paris et Los Angeles règlent le problème. »

    Interrogé par l’agence Reuters, l’économiste Patrick Nally analyse: « Les Jeux doivent évoluer, et en ce sens Los Angeles va résoudre le problème. Mais il n’existe pas beaucoup d’autres LA dans le monde. Le CIO ne pourra pas compter sur un autre Los Angeles, dans huit ans, pour se lancer dans pareille aventure. »

    Même scepticisme de la part de Dick Pound, un historique du CIO. Visiblement peu convaincu par l’intérêt d’un double vote, le Canadien pointe du doigt les risques d’attribuer les Jeux aussi longtemps à l’avance. « Dans l’état actuel du monde, il est difficile de prévoir plus de 7 ans à l’avance la façon dont un pays et son économie vont évoluer. En 11 ans, tout peut arriver, à commencer par une sévère récession. »

    Pour Dick Pound, le CIO ne peut plus se permettre d’attendre tranquillement, dans son château de Lausanne, que les villes sonnent à sa porte avec sous le bras un dossier de candidature. « Il va peut-être nous falloir faire un pas en arrière et revoir notre processus de sélection des villes », suggère-t-il.

    En juillet dernier, le CIO a promis une révision des règles de la course pour les Jeux d’hiver en 2026. Une campagne plus courte, un processus moins coûteux. Nobles principes. Mais les détails restent flous. A Calgary, le conseil municipal vient de mettre son projet de candidature en attente, faute d’en connaître assez long sur la nouvelle donne.

    Avec son double vote, le CIO s’est accordé un répit. Mais le temps presse.


     
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    [ 01-08-2017 ]

    Les Jeux sont faits : Paris 2024, Los Angeles 2028

    Cette fois, la messe est dite. L’histoire est écrite. Elle ne changera plus. Paris organisera les Jeux d’été en 2024, après une attente d’un siècle. Los Angeles héritera de la flamme olympique quatre ans plus tard. Thomas Bach et le CIO ont réussi leur coup. Deux villes gagnantes, pas un seul perdant.

    Le scénario était rédigé depuis la mi-juillet et la validation par la session extraordinaire du CIO, à Lausanne, du principe d’un double vote 2024-2028. Le dernier souffle de suspense a été balayé lundi 31 juin, en milieu de soirée, par l’annonce du CIO, puis de Los Angeles, d’une candidature américaine aux Jeux de 2028.

    Dans cette partie à trois, entamée depuis plusieurs semaines, l’issue ne faisait plus aucun doute. Encore fallait-il préserver la forme. En clair, laisser aux deux villes en lice la possibilité de se déclarer victorieuses. Dans le cas de Paris, rien de plus simple. La capitale française était candidate aux Jeux de 2024, seulement les Jeux de 2024. Elle les aura. Bingo. Les Français ont gagné. Ils sont vainqueurs.

    Pour Los Angeles, le terrain s’annonçait moins dégagé. Comment présenter en victoire une option qui pourrait être perçue comme un second choix? Facile: en modifiant l’intitulé de la course. Lundi 31 juillet, le CIO et Los Angeles ont annoncé à leur manière, très contrastée, que la métropole californienne était désormais « candidate aux Jeux d’été en 2028 ». Aux oubliettes, les Jeux de 2024. Les Californiens ont changé de voie, ils postulent désormais à un autre événement, les JO suivants, pour lesquels ils sont les seuls en lice. Eux aussi ont gagné. Ils sont vainqueurs. Bingo.

    Eric Garcetti, le maire de Los Angeles, avait prédit un accord pour la fin de la semaine. Il a été pris de vitesse. Un peu après 18 heures, lundi 31 juillet, le service de presse du CIO a fait savoir via un email très énigmatique, envoyé aux médias, l’imminence d’une annonce. Puis l’équipe de LA 2024 a pris le relais, environ une heure plus tard, par un communiqué expliquant que le maire de Los Angeles, accompagné du président de la candidature, Casey Wasserman, et du président du conseil municipal, Herb Wesson, prendraient la parole à 17 h 00 en heure locale (2 h du matin à Paris et Lausanne), au StubHub Center Stadium, pour évoquer la candidature olympique et paralympique.

    Plus tard dans la soirée, le CIO a choisi un format classique pour expliquer que Los Angeles avait « annoncé sa candidature aux Jeux olympiques de 2028 »: un communiqué posté sur la page d’accueil de son site Internet. « Le comité international olympique a le plaisir de publier aujourd’hui le contrat ville hôte pour 2028 après la déclaration de candidature pour les Jeux de 2028 de la part du comité de candidature olympique et paralympique de Los Angeles, écrit l’organisation présidée par Thomas Bach. Il est stipulé dans ce contrat que le CIO contribuerait à l’effort du comité d’organisation pour une valeur totale estimée à 1,8 milliard de dollars. »

    Comme prévu, le CIO a consenti à une rallonge. Sa contribution au budget des Jeux en 2024 avait été fixée à 1,5 milliard de dollars. Pour l’édition 2028, un bonus de 300 millions de dollars sera accordé à Los Angeles. L’organisation précise également que les fonds seront versés sur « une période plus longue » et permettront de soutenir un programme de sport dédié à la jeunesse dans la ville. Selon plusieurs sources, le CIO signerait dès l’attribution officielle des Jeux un premier chèque de 180 millions de dollars au comité d’organisation. Un fonds de 160 millions de dollars serait alloué à un programme sportif pour la jeunesse.

    En prime, il a été accordé aux Californiens l’autorisation de commercialiser les droits marketing nationaux des Jeux en 2028 dans les catégories non couvertes par le programme TOP du CIO. « Un ensemble de conditions financières qu’il serait difficile de refuser », avait suggéré Eric Garcetti la semaine passée. « Je peux regarder n’importe qui dans les yeux et lui assurer que le deal financier est le plus avantageux qui soit », a confirmé lundi soir le maire démocrate.

    Rompue à l’art de la communication, l’équipe californienne a présenté la nouvelle comme un succès. Logique. Eric Garcetti et Casey Wasserman ont parlé de « grande victoire », pour Los Angeles mais aussi pour le CIO. « Je suis fier d’annoncer que les Jeux olympiques reviennent en Amérique, a expliqué le maire. En 2028, nous ramènerons les Jeux en 2028. La ville a toujours su changer les Jeux, ce sera encore le cas en 2028. »

    Une réunion du conseil municipal de Los Angeles, vendredi 4 août, devrait discuter des nouvelles conditions de la candidature. Elle devrait être formellement approuvée en début de semaine prochaine.

    Lundi 31 juillet, l’annonce de la candidature de Los Angeles pour les Jeux de 2028 a été diffusée en direct sur la page Facebook de LA 2024. Au même moment, l’équipe californienne ajustait les chiffres de son logo de campagne, sur ses comptes Facebook et Twitter, remplaçant 2024 par 2028. La messe est dite.

    Par Francs Jeux

     
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    [ 27-07-2017 ]

    Eric Garcetti, maire de Los Angeles

    «Nous serions stupides de ne pas accepter 2028»

    Eric Garcetti, maire de la ville de Los Angeles, a clairement laissé entendre mercredi soir que Los Angeles devrait accepter d'organiser les Jeux Olympiques 2028, laissant à Paris les Jeux 2024.
    Publié l'Equipe le jeudi 27 juillet 2017

    Au cours d'un événement organisé par le site BuzzFeed, le maire de Los Angeles Eric Garcetti a clairement laissé entendre que la ville de Los Angeles pourrait accepter d'organiser les Jeux Olympiques 2028, laissant le soin à Paris d'accueillir les Jeux en 2024. Selon Garcetti, «il est peu probable» que la cité Angeline puisse recevoir les Jeux Olympiques 2024 au détriment de la candidature parisienne, exclusivement concentrée sur la même année.

    Eric Garcetti n'a pas caché que les efforts du CIO pour rendre l'organisation des Jeux 2028 plus intéressante financièrement devraient également peser. «C'est financièrement tellement alléchant, nous serions stupides de ne pas accepter 2028», a lâché le maire de L.A avant d'ajouter que la ville allait annoncer «la semaine prochaine (ses) intentions, à savoir si nous optons pour 2024 ou pour 2028.»
    Un projet à peaufiner

    Afin que Los Angeles puisse accepter de repousser l'organisation des Jeux Olympiques de quatre ans, il faudra qu'Eric Garcetti imagine un projet cohérent et que le conseil municipal le valide. «Le maire Garcetti ne croit pas que d'attendre quatre années de plus augmenterait les risques, a estimé un porte-parole de la municipalité. Que ce soit en 2024 ou en 2028, notre plan à risque limité reste le même, en utilisant des infrastructures existantes, et en contrôlant les coûts.» «Nous avons gagné, mais il est très probable que 2024 ne se produise pas pour nous, même si le mouvement olympique serait bien inspiré de nous choisir pour 2024, car Los Angeles a toujours réussi à relancer la marque JO», a ajouté Eric Garcetti.

    Pour rappel, le CIO a voté la double attribution des Jeux 2024 et 2028, à condition que les deux villes candidates, Paris et Los Angeles, trouvent un accord sur l'ordre d'organisation. Une issue qui devrait donc tourner en faveur de la capitale française pour 2024, soit 100 ans après les derniers Jeux en France (Paris 1924). C'est la première fois qu'un reponsable de la candidature de Los Angeles admet publiquement que la ville pourrait accepter de ne pas organiser les Jeux 2024.

     
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    [ 19-07-2017 ]

    Los Angeles et Paris, vainqueurs au conditionnel

    L’image est belle. Un vrai document pour l’histoire. Thomas Bach au centre, entouré par Anne Hidalgo à sa gauche et Eric Garcetti à sa droite. Le président du CIO donnant la main aux maires de Paris et Los Angeles, les bras levés, le visage éclairé d’un sourire de vainqueur. Une pose inattendue, inédite, prise à la tribune de l’auditorium du Swiss Tech de Lausanne, mardi 11 juillet, au terme de la 130ème session du CIO.

    Quelques minutes plus tôt, les 77 membres du CIO ont voté à l’unanimité le principe d’un double vote 2024-2028 le 13 septembre 2017 à Lima, à l’occasion de leur prochain conclave. Ils ont adopté sans une seule contestation la proposition préparée le 9 juin dernier par leur commission exécutive. Thomas Bach peut triompher. Son scénario d’un non-choix, évoqué pour la première fois en fin d’année passée, a fait son chemin. L’impossible est devenu réalité. Deux villes olympiques d’un coup, pas un seul perdant, les Américains et les Français récompensés, une décennie de tranquillité… Presque trop beau pour être vrai.

    L’image est magnifique. Elle est aussi trompeuse. Certes, les membres du CIO ont suivi comme un seul homme leur président. Mais la résolution adoptée mardi après-midi à Lausanne s’accompagne d’une condition. Et elle n’est pas mince. Pour décrocher les Jeux, en 2024 ou 2028, Los Angeles et Paris devront s’entendre. Il leur faudra trouver un accord afin de se partager les deux événements. Dans le cas contraire, la session de Lima, en septembre, fera marche arrière toute et votera, à l’ancienne, pour une seule ville hôte des Jeux en 2024.

    Une nouvelle fois, Thomas Bach et le CIO ont joué gagnant. En confiant aux deux équipes de candidature la tâche de se mettre d’accord, ils se délestent d’un poids et se mettent à l’abri des critiques éventuelles. En cas d’échec des négociations, le dirigeant allemand et l’organisation olympique pourront toujours répondre au battu du suffrage avoir tout essayé pour satisfaire tout le monde.

    Dans les deux camps, la nouvelle a été accueillie avec sourires et allégresse. Dans le clan français, Tony Estanguet évoque une « grande journée ». Le coprésident de Paris 2024 explique: « Pour l’instant, nous en sommes où l’on voulait être. J’ai l’impression que ça va marcher. Maintenant, il va falloir se mettre autour de la table ». Anne Hidalgo, la maire de Paris, parle d’un « moment historique ». Elle suggère: « Nous entrons dans une nouvelle étape pour établir un partenariat tripartite. La relation d’amitié qui unit Paris et Los Angeles sera un élément primordial. Nous voulons, nous devons ramener cette flamme à Paris. »

    Même confiance en l’avenir côté américain. Eric Garcetti, le maire de Los Angeles, parle lui aussi d’un « jour historique. » Il évoque l’amitié entre les deux villes. Il assure que la décision du CIO constitue un « pas décisif pour concrétiser le rêve olympique de Los Angeles. » Puis il confie: « Nous sommes impatients de travailler avec le CIO et avec Paris, dans les semaines à venir, pour transformer cette occasion en or en un avenir doré pour les uns et les autres. »

    Thomas Bach l’a détaillé mardi soir en conférence de presse: « Un sondage va être effectué auprès des deux villes. Puis il y aura une réunion pour parvenir à un accord tripartite, en espérant l’obtenir en août. Si c’était le cas, il sera rendu public avant la session de Lima le 13 septembre. »

    Les discussions ont déjà commencé, dès mardi à Lausanne. Elles se poursuivront ce mercredi, toujours au Swiss Tech, où les deux équipes de candidature ont installé un stand. Los Angeles et Paris doivent y recevoir la visite des membres du CIO en début de matinée, avant d’accueillir les médias présents à la session.

    Paris n’a jamais caché sa position, depuis plusieurs mois: 2024 ou rien. A Los Angeles, la stratégie est plus nuancée, les Californiens cherchant à se présenter comme des « partenaires » du mouvement olympique. Une position souvent interprétée comme une ouverture à l’option 2028. A moins qu’ils aient choisi de cacher leur jeu.
    Papier signé Francs Jeux




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