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    [ 10-01-2018 ]

    Martin Fourcade sur sa lancée

    Le leader de la coupe du monde de biathlon a remporté cet après-midi le 20km de Ruhpolding en signant, de loin, le meilleur temps de ski. Cette course pourrait devenir le tournant de cette saison...

    Par Mirko Hominal le 10/01/2018

    68eme succès en carrière

    Martin Fourcade n'a pas pris le départ pour plaisanter. Beaucoup plus en jambes que sur l'étape d'Oberhof, le N°1 mondial prend très vite la tête de ce 20km en skiant, pour la première fois de l'hiver, plus vite que son unique rival Johannes Boe.

    Aujourd'hui on a retrouvé l'express Catalan, voire même le TGV Catalan. Tout au long de la course il va creuser l'écart de manière progressive sur le Norvégien.

    Du très bon ski et comme toujours depuis le début de cet hiver un Fourcade impressionnant au tir. Une mise en action rapide, une première balle qui sort très vite de la carabine et derrière tout s'enchaine.

    5/5 au premier tir, la même chose sur le deuxième et le troisième passage. Le leader du général de la coupe du monde ratera tout de même une cible sur son dernier tir.

    Il reçoit une minute de pénalité et ouvre une petite porte à Johannes Boe mais le Norvégien renseigné par ses coaches prend des risques et manquer lui aussi une cible.

    Ce 20km est bouclé dès le passage du dossard jaune qui file à toute vitesse décrocher son 4eme succès consécutif, son 11eme podium à la suite, et 60 points supplémentaires pour le général.

    Cerise sur le gâteau Bavarois

    Pour faire de cette belle journée une très bonne affaire comptable Martin Fourcade a pu compter sur l'aide indirecte de Ondrej Moravec. Très discret depuis le début de cet hiver le Tchèque réussit un excellent 20/20 et termine ce 20km à la deuxième place.

    Moravec pointe à 1min01 du vainqueur et surtout devance Johannes Boe de cinq secondes. Le Norvégien concédant aujourd'hui une minute à Fourcade sur les skis, c'est beaucoup et cela pourrait bien ressembler à un tournant dans cette saison olympique.

    La révélation Roman Rees

    Agé de 24 ans le biathlète Allemand surprend tout le monde et vient réussir avec son dossard N°108 la meilleure performance de sa carrière.

    Grâce à un magnifique 20/20 au tir, avec un dernier debout stupéfiant de rapidité, il réveille l'immense tribune de Ruhpolding et redonne de l'intérêt à ce 20km qui en manquait cruellement depuis l'arrivée de Johannes Boe quarante minutes pluts tôt.

    Rees s'engage sur la dernière boucle dans le même temps que le Norvégien. Il perdra logiquement quelques secondes avant de passer la ligne sous les vivas de ses supporters au 4eme rang.

    Le Tchèque Krcmar, dans le sillage de son leader Moravec, vient prendre un beau 5eme rang.

    Il est suivi de près par les deux Autrichiens Landertinger et Eder que l'on avaient pas vu à pareille fête depuis pas mal de temps. Slesingr se classe 8eme et permet, mine de rien, aux Tchèques de placer trois garçons dans le Top 8.

    Antonin Guigonnat réussit également un très bon 20km.

    Malgré deux minutes de pénalité au tir le Haut-Savoyard termine 12eme à 3min05 de Martin Fourcade. Il égale son 2eme meilleur résultat en carrière, c'était au Grand Bornand sur la poursuite.

    Sa performance du jour lui permet aussi d'aborder l'heure des tickets olympiques avec de sacrés atouts.

    Simon Desthieux se classe 19eme, Quentin Fillon-Maillet 20eme, Simon Fourcade 50eme et Emilien Jacquelin 64eme.

    Bjoerndalen se rate

    Seulement 42eme de ce 20km, l'icône devra probablement regarder les JO 2018 à la TV. Une nouvelle qui ne réjouira personne dans le monde du biathlon mais, logiquement, il paye le poids de ses 43 ans.

    On ne peut pas continuer à lutter avec les jeunes générations indéfininement sans en payer le prix un jour. Espérons que cet immense champion puisse terminer la saison en beauté sur un dernier coup d'éclat.

    Anton Shipulin sera lui aux JO mais sa terrible 54eme place sur ce 20km ne va rassurer personne. Malgré deux jours d'entrainement avec sa soeur Anastasia Kuzmina, le Russe est au fond du trou.

    C'est la même chose pour toute son équipe avec le seul Volkov, 27eme, parmi les 30 meilleurs.

    Le biathlon Russe masculin et féminin se porte très mal depuis le début de cet hiver. Faut-il y voir un signe depuis qu'ils sont régulièrement visés par de très nombreux contrôles anti-dopages ?

    On retrouvera les biathlètes vendredi avec le relais et dimanche sur le mass-start

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    [ 09-01-2018 ]

    Marie Dorin Habert

    « Je ne suis pas au niveau »

    Marie Dorin-Habert est à un tournant de sa carrière. La Dauphinoise, qui traverse une période délicate, nous a annoncé ce matin qu’elle ne poursuivrait pas sa carrière au terme de cet hiver. Il lui reste encore une chance d’aller aux Jeux Olympiques de Pyeongchang sur le sprint d’Antholz le 18 janvier. Mais si elle est retenue en tant que remplaçante, elle pourrait choisir de céder sa place.

    Marie, vous avez choisi de ne plus courir d’épreuves individuelles jusqu’au sprint d’Antholz (18 janvier) pour tenter d’évacuer la fatigue. Comment vivez-vous cette saison ?

    C’est un peu difficile, ça fait tellement longtemps que je n’ai pas connu de telles contre-performances que je ne sais plus trop où j’en suis et ce qu’il faut faire pour aller mieux. Ça fait depuis fin octobre que je suis dans cet état-là et sans amélioration. J’ai l’impression que ça ne reviendra pas avant une période de pause d’au moins un mois et demi ou deux mois.

    Imaginiez-vous que cette période soit aussi longue ?

    On pourrait me reprocher un discours défaitiste mais, cette année, j’ai un discours plutôt positif. Il faut voir la réalité en face : je ne suis pas au niveau. Je ne me sens pas capable d’assurer un rang comme j’ai pu l’assurer l’an passé. Excepté l’année où je me suis blessée (2013-2014) ou bien celle où je suis revenue de grossesse (2014-2015), je ne suis pas sortie du top 10 du général depuis 2010. J’en suis tellement loin aujourd'hui (27e) que j’ai perdu tout repère et je ne sais pas ce qu’il faut que je fasse pour aller mieux ni si j’en suis vraiment capable. On perd vite confiance en soi dans ces périodes. Ce n’est que du sport, j’en ai conscience.

    Les Jeux Olympiques approchent. Vous y pensez ?

    Je me pose la question d’y être. Je n’imaginais pas être dans cette situation-là. Je ne sais pas ce qu’ils vont décider. Personnellement, actuellement, je ne me sens pas capable d’être alignée sur une course. Même si j’en ai très envie. Je n’ai absolument pas le niveau de l’être. J’ai perdu tous mes moyens et ça m’affecte psychologiquement. J’ai du mal aussi face aux cibles à retrouver de l’exigence et un détachement qui me permette d’aller chercher un résultat.

    Vous envisagez de ne pas y être ? Même en tant que remplaçante ?

    Je l’avais dit à l’ensemble du groupe en octobre à Oberhof, je ne partirai pas cinq semaines loin d’Adèle (sa fille) pour ne pas courir. Ce n’est pas de l’antijeu. Je suis à un stade de ma carrière où je ne vais pas partir loin de ma fille pour être remplaçante aux JO. Ce serait mieux de faire découvrir ça à une petite jeune qui serait contente de l’être, de vivre les choses à fond plutôt qu’à une vieille qui va grincher parce qu’elle s’emmerde. Là, je m’emmerde clairement. Là, déjà, je vais passer trois semaines à faire zéro course, je ne vais pas le refaire à PyeongChang. C’est quelque chose qui a toujours été clair dans ma tête et je l’ai répété la semaine dernière au staff.

    C’est définitif ?

    Tout est envisageable. Je peux revenir une semaine s’ils ont besoin d’une remplaçante sur le relais mais je n’ai pas envisagé ça. Je ne dis pas un non définitif car j’ai bénéficié d’un système pendant des années et il y a toujours eu une remplaçante. Je ne le ferai pas avec plaisir d’être remplaçante pour une course. La question, c’est que je ne suis pas sûre que ce serait bien pour l’équipe. Il y a tout un contexte de performance. Ce serait difficile pour moi d’être là-bas, de ne pas courir puis d’essayer quand même de voir le positif. Je souhaite le meilleur à cette équipe. C’est une histoire d’orgueil, je le sais. Mais je pense que ce serait plus bénéfique pour le groupe d’avoir quelqu’un qui est content d’être là, qui est avide d’apprendre et participe à la performance. Plutôt que quelqu’un qui se morfond un peu.

    Mais une sélections aux Jeux reste encore envisageable ?

    J’ai Antholz pour tirer encore mon épingle du jeu. Ce qui ne m’avantage pas, c’est que c’est en altitude et au vue de mes sensations, ça ne va pas m’être bénéfique. Mais je n’ai pas le choix et un moment il faut prendre le taureau par les cornes. Je vais jouer ma carte à fond. Si ça fait, j’envisagerai la suite. Si ça le fait pas, j’aurai plusieurs solutions.

    C’est-à-dire ?

    Soit j’arrête sur Antholz et je passe sur autre chose. Soit je me reprépare pour mars s’ils veulent encore de moi dans l’équipe. L’objectif sera de retrouver du plaisir car pour l’instant il n’y en a pas beaucoup. J’ai toujours l’espoir qu’il reste trois semaines jusqu’aux Jeux. Je ne me ferme pas de portes mais j’ai trop peur de subir une déception un peu cuisante comme depuis le début de la saison. Je me protège un peu.

    Vous avez décidé d’arrêter votre carrière cet hiver ?

    La décision d’arrêter, je l’avais prise avant cette saison. Je ne voulais pas l’annoncer aux médias. Je ne me fermais pas la porte au cas où je fasse une belle année et du coup que je veuille refaire une saison. Que je me mette hors groupe et que je fasse les courses que je voulais. Après ce que je vis actuellement, je n’arriverai pas à rebondir. Il y a d’autres choses qui m’attendent à la maison et je n’aurai pas les ressources nécessaires.

    Par Ski Chrono

     
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    [ 18-12-2017 ]

    Justine Braisaz s'offre le premier succès de sa carrière au Grand-Bornand !

    Fantastique Justine Braisaz !

    Devant 16 200 spectateurs acquis à sa cause, la Savoyarde a remporté ce dimanche la mass start du Grand-Bornand. Elle remporte le premier succès de sa carrière en Coupe du monde. Avec la manière ! Braisaz, qui n’a commis qu’une faute au tir, a devancé de 11 secondes la Bélarusse Iryna Kryuko et de 19 secondes l’Allemande Laura Dahlmeier, tenante du gros globe de cristal.

    Elle a brandi le drapeau tricolore au-dessus de ses épaules. S’est tournée vers le public à peine la ligne franchie, le saluant d’un geste de la main. Le regard presque hagard, comme si elle ne réalisait pas la performance majuscule qu’elle venait de réaliser. En retour, les 16 200 spectateurs présents ne cessaient de scander son nom. Une communion totale.

    Justine Braisaz pouvait savourer ce dimanche. Solide sur le dernier tir debout, là où elle a souvent été décriée pour ses erreurs, la Savoyarde assurait la victoire avant même la dernière boucle. Et s'offrait un quasi tour d'honneur avant d’aller cueillir sa première victoire en Coupe du monde au Grand-Bornand. A domicile, ou presque.

    La biathlète des Saisies était au rendez-vous physiquement ce dimanche. Impressionnante sur les skis, n’hésitant pas à prendre la tête des groupes auxquels elle appartenait. Avant de lâcher ses adversaires une à une. Solide aussi sur le pas de tirs où Braisaz ne commettait qu’une seule erreur sur le premier tir debout.

    Elle confirme aussi qu’elle est bel et bien la nouvelle tête d’affiche tricolore, elle qui était déjà montée à deux reprises sur le podium cette saison et avait étrenné durant deux jours le dossard jaune de leader du classement général de la Coupe du monde.

    Derrière, Laura Dahlmeier, qui ne laissait que des miettes à ses adversaires la saison dernière, ne pouvait que s’incliner. L’Allemande, auteur d’une erreur fatale sur le dernier debout, devait même se contenter de la troisième place, devancée également par la surprenante Iryna Kryuko (20/20 au tir), deuxième à 11 secondes de la Française. La leader de la Coupe du monde Anastasiya Kuzmina prend la quatrième place.

    Côté tricolore, Anaïs Chevalier (19/20) prend une belle sixième place. L’Iséroise confirme son retour au premier plan après une préparation estivale tronquée à cause d’une fracture de la clavicule.

    Anaïs Bescond est 13e (16/20), Célia Aymonier 16e (17/20), Marie Dorin Habert 22e (18/20).

    "Comme un rêve qui se réalise !"

    Justine Braisaz : "C’est un sentiment incroyable pour différentes raisons. Je peux partager cette victoire avec tous mes amis et ma famille. Mon père était dans la bosse, c’est incroyable d’avoir une première victoire à domicile. Je suis très heureuse. Je voulais juste prendre du plaisir aujourd’hui (dimanche). Je n'avais pas de pression. Je n’avais pas d’ambitions sérieuses, je voulais juste essayer de donner le meilleur de moi-même et réaliser des tirs parfaits. Je voulais juste m’amuser. Durant la dernière boucle, les filles derrière moi me chassaient, j’étais stressée. Mais quand j’ai vu un de mes techniciens me tendre le drapeau français, je l’ai pris et j’y ai cru. La dernière ligne droite était juste incroyable. C’était un sentiment incroyable de partager ça avec tous les supporters français. C’est comme un rêve qui se réalise !"

    Anaïs Bescond : "Je n’ai pas entendu que Justine savourait, je n’avais pas le temps, mais à la sortie du tir, j’ai pris le temps de regarder le tableau et quand j’ai vu qu’elle sortait en tête, ca m’a fait chaud au cœur. Ca fait vraiment plaisir pour elle. Moi c’était excellent sur la piste et c’est dommage au tir de faire tant d’erreurs. J’étais très bien, mais je n’ai pas réussi à profiter de cette opportunité. Ca me fait ch… de passer à côté d’un bon résultat à cause d’un mauvais tir."

    Anaïs Chevalier: "Je suis vraiment contente que cette 6e place tombe maintenant. Je suis vraiment heureuse. Je sors la dernière balle mais c’est pour la bonne cause. J’ai entendu que Justine sortait en tête et ça m’a fait sortir de mon tir. C’est bien de finir là-dessus avant d’attaquer la petite période de préparation avant janvier. Ça me redonne de la confiance et c’est chouette. C’est un dernier tour où j’ai posé la tête. J’avais mal aux jambes et il n’est pas vécu de la même façon quand on est chez soi. J’ai tout tenté et aucuns regrets sur cette course. Justine est une fille qui en a plein dans la tête, qui a tellement envie de bien faire qu’on peut être que satsifaite pour elle, en plus à la maison."

    Marie Dorin-Habert: "Justine ? Ce n’est pas une surprise. C’est génial. Je sais qu’elle est capable de faire ça et de le réiterer plusieurs fois. Je suis vraiment contente pour elle et de le faire ici, c’est génial. Elle doit engranger plein d’énergie et de confiance, de faire ça, de porter le jaune et porter cette équipe au plus haut niveau. Moi, c’est la même chose que depuis le début de la saison. Je n’ai pas le ski. Je suis contente de mes tirs debout. J’étais à l’agonie tout le long. La foule, c’était génial. Mais j’étais pendue dès le premier tour."

    Par Ski Chono

    Martin Fourcade

    Martin Fourcade a remporté. Le Français, deux fois deuxième sur le sprint et la poursuite, a signé un 20/20 pour remporter sa deuxième victoire de la saison. Le N.1 mondial a devancé Johannes Boe (18/20) et Erik Lesser.

    Deux jours qu’il attendait ça. S’imposer enfin devant les siens. Ils étaient plus de 16 000 à sentir leur cœur chavirer lorsque le N.1 mondial a lâché sa vingtième balle pour blanchir une ultime fois la cible. Fourcade s’est retourné vers eux. A serré le poing. Avant d’entamer un dernier tour à toute vitesse, pour éviter le retour de Johannes Boe, encore intraitable sur les skis mais auteur de deux erreurs sur le premier tir couché.

    Porté par la foule, Fourcade a savouré sa victoire. Celle d'un premier succès dans sa carrière sur ses terres, lui qui restait frustré par deux deuxièmes places sur le sprint et la poursuite vendredi et samedi.

    Johannes Boe prend la deuxième place à moins de quatre secondes. Erik Lesser complète le podium, troisième à 6’’2 (20/20).

    Côté tricolore, Simon Desthieux prend la 17e place (15/20), Quentin Fillon Maillet la 20e (15/20) et Antonin Guigonnat la 22e (17/20).

    Le biathlon français quitte le Grand-Bornand avec une dernière journée en forme d’apothéose puisque la victoire de Fourcade s'ajoute à celle de Justine Braisaz sur la mass start dames.

    Par Ski Chrono

     
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    [ 10-12-2017 ]

    Maurice Manificat en 10 dates

    Rétrospective de la carrière du meilleur fondeur actuel français.

    Par Nordic Magazine le 10 décembre 2017

    Né à Sallanches en 1986, Maurice Manificat est devenu aujourd’hui le fondeur français ayant remporté le plus de coupes du monde dans l’histoire.

    Avec 28 podiums pour neuf victoires, « Momo », licencié au ski Club d’Agy, se classe depuis quelques années parmi les meilleurs fondeurs mondiaux.

    Grand spécialiste du style skating, le Montblanais se distingue chaque année sur certaines étapes qu’il affectionne tout particulièrement, comme Davos, Canmore, Falun ou encore Val di Fiemme.
    Manificat, c’est une des grosses « caisses » du circuit mondial ; il est toujours performant sur les temps individuels lors des poursuites et c’est le roi de la montée finale du Tour de Ski.

    Davos, avec son parcours difficile et son altitude, est véritablement le jardin de Maurice. En 9 participations, il n’est sorti que deux fois du top 10 (11e et 16e).

    Après sa place de vice-champion du monde à Falun en 2015 et ses deux victoires en coupe du monde cette année, il se place parmi les favoris pour le 15 km skate des Jeux olympiques de Pyeongchang en février prochain.

    Maurice Manificat, vice-champion du monde à Falun en 2015

    Maurice Manificat en 10 dates

    1. Nous sommes le 3 avril 2004, Maurice Manificat, encore dans la catégorie jeune est sacré champion de France junior du skiathlon au Praz de Lys.

    2. Le 25 mars 2005, à Rovaniemi en Finlande, il se classe septième du 10 km skate des championnats du monde junior à 1 minute du grand Petter Northug.

    3. La saison suivante, alors qu’il est encore junior, il remporte sa première OPA Cup à Campra en Suisse.

    4. Le 16 décembre 2006, à 20 ans, il participe à sa première coupe du monde, en France à la Clusaz. Il terminera 64e.

    5. Deux saisons plus tard, il arrive au-devant de la scène internationale en remportant le titre de champion du monde U23 au Praz de Lys. Cette même année, il inscrira deux tops 15 en coupe du monde.

    6. Maurice Manificat monte pour la première fois sur un podium de coupe du monde en fin d’année 2008 à la Clusaz où il termine 3e du relais avec ses coéquipiers, Jean-Marc Gaillard, Vincent Vittoz et Emmanuel Jonnier.

    7. Le 6 mars 2010, il signe sa première victoire en coupe du monde à Lahti en Finlande sur le skiathlon. Cette même année, il double la mise à Falun lors du 15 km poursuite et signera un podium à Davos en skate où il prendra la troisième place.


    8. Aux Jeux olympiques de Vancouver, « Momo » prend la 6e place du 15 km skate derrière Vincent Vittoz.

    9. Maurice Manificat est vice-champion du monde du 15 km skate à Falun en 2015, il est à ce jour le quatrième français médaillé lors des mondiaux avec Vincent Vittoz (champion du monde), Hervé Balland et Jean-Paul Pierrat.

    10. Aujourd’hui, 10 décembre 2017, Maurice Manificat remporte sa neuvième victoire en coupe du monde. Elle fait suite à Lahti en 2010, Falun en 2010, Canmore en 2012 et 2016, Davos en 2013, Nove Mesto en 2016, Val di Fiemme en 2017 et Ruka en début de saison.

    La 9e victoire en coupe du monde de Maurice Manificat aujourd’hui à Davos

    Voir tous les résultats du week-end par Nordique Magazine : http://www.nordicmag.info/week-end-nordique-la-totale-du-dimanche-soir-4-1210/



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    [ 03-12-2017 ]

    C'est qui le patron ?

    Martin Fourcade tient sa première victoire de la saison. Impérial sur la poursuite d'Östersund, il a balayé un par un tous ses adversaires. Quentin Fillon-Maillet superbe troisième...

    Par Mirko Hominal le 03/12/2017

    63eme victoire en coupe du monde

    Si l'on ajoute ou pas ses deux titres olympiques le total monte à 65 mais aujourd'hui l'important n'est pas là. Battu sur le 20km par J.Boe et sur le sprint par T.Boe, Martin Fourcade était vexé, voir énervé.

    "J'ai les boules, c'est dur à encaisser, cela ne passera pas avant demain" déclarait-il samedi après sa deuxième place.

    Nul doute que la cinglante revanche pris aujourd'hui sur la poursuite va apaiser son esprit tout en agaçant cette fois une concurrence qui pourra encore mesurer le chemin à parcourir pour rivaliser en poursuite.

    Un Martin Fourcade revanchard c'est pas bon pour ses rivaux

    Le patron a remis l'église au milieu du village grâce, cette fois, à sa précision au tir. Certes il a raté une balle sur son premier couché mais derrière c'est un récital.

    Il se joue des rafales et d'un pas de tir piégeux pedant que tous ses adversaires, Norvégiens et Allemands surtout, payent la note en tournant plus souvent qu'à leur tour sur l'anneau de pénalité.

    Fourcade est tellement précis que la course est pliée dès le troisième tir, le premier debout.

    La suite est devenue une habitude pour celui qui tiendra à parachever son premier succès de l'hiver par un sans faute sur son dernier tir avec le regard du vainqueur face à la tribune d'Östersund enfin remplie.

    Son dernier tour ressemblera à un entrainement. Le patron n'a pas besoin d'en rajouter pour célébrer ce succès important pour le moral.

    L'équipe de France, brillante, quittera la Suède avec deux dossards jaunes dans les valises. Justine Braisaz et Martin Fourcade sont passés par là.

    Encore un podium pour Fillon-Maillet

    Le triomphe Tricolore prend encore plus de couleur avec la performance du Jurassien. Déjà deuxième du 20km jeudi, le voilà qui s'offre un 7eme podium en carrière après une course de très haut niveau.

    Parti 12eme, il profite d'un beau 18/20 au tir et d'un bon temps de ski pour revenir sur la troisième marche du podium. Le tout avec les félicitations de son leader, premier homme à le féliciter.

    L'impeccable Fillon-Maillet pointe ce soir à la seconde place du général ! Les Tricolores ont frappé fort sur la neige Suédoise.

    Intercalé entre les deux Français on trouve le revenant Jakov Fak.

    Huit fois vainqueur en coupe du monde, la dernière fois en 2015, le Slovène a connu des hivers galère pollués par les ennuis de santé.

    Ce podium va lui redonner le sourire et beaucoup de confiance. Pour ceux qui ne le connaissent pas, sachez qu'il a terminé 4eme du général en 2013 et 3eme en 2015.

    En jambes, Emil Svendsen termine 4eme malgré trois fautes.

    Il devance le Suédois Lindstroem et son coéquipier Birkeland.

    Aujourd'hui c'est en revanche une déception pour la famille Boe. Johannes se classe seulement 13eme et Tarjei 19eme. Avec six erreurs chacun au tir, les deux frères ne pouvaient guère espérer mieux.

    Simon Fourcade proche de l'exploit

    Au sortir du troisième tir le Dauphinois pointait à la 4eme place du classement intermédiaire. Le podium était jouable avant qu'il ne rate une cible sur son dernier tir, la seule de la course.

    Il termine 9eme à 1min05, son meilleur résultat en coupe du monde depuis sa 6eme place réussie ici même en 2016 sur la poursuite.

    Emilien Jacquelin termine sa première étape en carrière avec une bonne 28eme place.

    Simon Desthieux se classe 38eme. Course ratée pour Jean-Guillaume Béatrix seulement 54eme.

    Rendez-vous vendredi 8 décembre à Hochfilzen pour la suite des aventures biathlon ...

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