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    [ 17-05-2018 ]

    Les Mondiaux de ski alpin 2023 pour Courchevel-Méribel !

    Par Ski Chrono. Le DL

    Courchevel et Méribel organiseront les Championnats du monde de ski alpin du 6 au 19 février 2023. La candidature savoyarde a été retenue ce jeudi lors du Congrès de la Fis à Costa Navarino en Grèce.

    Ils étaient espérés. Ils auront bien lieu en France ! Courchevel et Méribel ont obtenu ce jeudi l’organisation des championnats du monde de ski alpin en 2023. Face à Saalbach (Autriche), qui avait déjà organisé les Mondiaux en 1991, la candidature savoyarde s’est imposée neuf voix à six.

    Le projet français est porté par Courchevel sur la piste des Jockeys pour les épreuves hommes et par Méribel, sur la piste du Roc de Fer pour les dames, comme c'était le cas lors des Jeux Olympiques d'Albertville en 1992. Cette association se démarquait nettement de la candidature de Saalbach qui portait sur un site et même une piste unique, leur principal argument. L'union a fait la force.

    Les deux géantes de Savoie, distantes de 17 km par la route, proposent un dossier au budget de 42 millions d’euros, dont 30 issus des droits TV et du marketing apportés par la FIS, en offrant à la majorité des spectateurs la gratuité du show. La ministre des Sports Laura Flessel a annoncé l’appui de l’Etat à hauteur de 7 millions d’euros et le président Macron a lui-même annoncé son soutien à la FFS au mois d’avril.

    Ce sera la cinquième fois que la France accueille les Mondiaux de ski alpin, après Chamonix (1937, 1962), Grenoble (lors des Jeux Olympiques de 1968) et Val d'Isère en 2009.

    Les derniers Championnats du monde d’alpin, en 2017, avaient eu lieu en Suisse à Saint-Moritz. Les prochains auront lieu à Are, en Suède, en février prochain et les suivants en Italie à Cortina d’Ampezzo en 2021.
     
    "Beaucoup d'émotion"

    Michel Vion (président de la Fédération française de ski) : "Il y a beaucoup d'émotion, c'est une belle victoire. Cela récompense le travail qui est fait depuis deux ans. Et puis quand on est en concurrence avec l'Autriche, ce n'est jamais simple. Mais nous étions favoris, il faut le dire, clairement. La date de 2023 était la bonne date pour nous. Le dossier a été très bien réalisé, avec une délégation qui a fait un malheur ici notamment avec un stand très animé si bien qu'à la fin cette victoire va faire plaisir à beaucoup de gens. Je me projette déjà sur la suite, pour moi ces Mondiaux peuvent être un catalyseur de beaucoup de choses en termes médiatiques, économiques mais aussi en termes d'héritage pour les jeunes générations. C'est l'événement qu'il nous fallait pour entretenir la dynamique. L'ensemble de la délégation ici, près de 45 personnes, peut être fière de ça et tout ceux qui ont contribué de près ou de loin à ce succès."

    Alexis Pinturault (double médaillé olympique à PyeongChang et licencié à Courchevel) : "C’est vraiment génial. C’était vraiment une belle candidature. Le projet a été bien monté et bien défendu. Les deux stations sont vraiment connectées entre elles."

    Philippe Mugnier, maire de Courchevel : "Ensemble était le slogan de notre candidature. Ensemble, nous voulons vous remercier pour votre choix. Nous vous promettons de vous offrir le meilleur du ski. Nous allons vous montrer le meilleur de la France et une expérience incroyable. Ensemble, nous sommes plus fort pour rêver plus grand."

    Plus d'info ici...

    Jonathan Gaillard, à Costa Navarino (Grèce)

     
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    [ 26-04-2018 ]

    Jean-Guillaume Béatrix : "Un an pour réfléchir à ce que j’ai envie de faire"

    Par Ski Chrono

    Jean-Guillaume Béatrix a mis un terme à sa carrière après les championnats de France à Prémanon le 31 mars dernier. Le biathlète, médaillé de bronze sur la poursuite des Jeux Olympiques de Sotchi en 2014 et vainqueur d’une Coupe du monde, revient sur les raisons de cette décision.

    Lunettes noires et veste en cuir, Jean-Guillaume Béatrix débarque à moto au parc Paul-Mistral, à Grenoble. L’ex-biathlète a troqué ses skis et sa carabine pour ce look décontracté de jeune retraité. À seulement 30 ans, le médaillé de bronze olympique de Sotchi affiche un état d’esprit diamétralement opposé à ses ambitions d’il y a 12 mois. Il ne pensait alors qu’aux Jeux de PyeongChang, qu’il espérait aborder parmi les « 30 outsiders » capable de repartir avec du métal. Mais tout ne s’est pas passé comme prévu.

    Dès l’ouverture de la saison à Östersund, fin novembre, le biathlète d’Autrans ne retrouve pas ses sensations habituelles sur la piste. « J’étais dans les clous mais ma condition physique était assez décevante. Moins rapide qu’à mon habitude sur les skis, je n’avais plus ma base sur laquelle je construisais mes performances. »

    La forme physique s’étiole, les temps de ski s’allongent, et le plaisir fond course après course, à Hochfilzen puis au Grand-Bornand. Début janvier, Jean-Guillaume Béatrix fait ses valises pour Oberhof presque à contrecœur : « Je n’avais pas envie d’y aller. J’aurais préféré me reposer, puis courir à Ruhpolding et surtout à Anterselva, un site qui m’a toujours réussi. »

    Un retour en IBU Cup durant la saison

    Mais il n’est pas le seul. Les éclosions d’Emilien Jacquelin et d’Antonin Guigonnat au plus haut niveau ont densifié le niveau français. La concurrence pour s’offrir une place sous le soleil de la Coupe du monde est encore plus féroce. Gagner son ticket pour le circuit roi s’apparente à un parcours du combattant. Y rester requiert une régularité exemplaire. Jean-Guillaume Béatrix avait gagné ses galons depuis neuf hivers mais reste lucide. « Cela me dérangeait de demander une place en Coupe du monde alors que je ne la méritais pas », assure-t-il.

    L’encadrement envoie alors Jean-Guillaume Béatrix en IBU Cup, la deuxième division mondiale. Un circuit qu’il n’a pas fréquenté depuis ses jeunes années mais qu’il retrouve avec plaisir. « J’ai de bons souvenirs en IBU Cup ! Dans notre système français, seule la Coupe du monde compte, mais je ne vois pas l’IBU Cup comme une sous-division, il y a d’excellents athlètes. »

    La réaction du champion ne se fait pas attendre. Dès sa première course, un individuel, Jean-Guillaume Béatrix s’impose. Une performance « qui aurait valu un top 10 en Coupe du monde ! »

    Insuffisant cependant pour être présélectionné dans le groupe qui part préparer les Jeux Olympiques. Le biathlète avait prévu de se poser la question de son avenir dans le sport de haut niveau après PyeongChang. Sa décision se retrouve précipitée.

    Après cette tournée d’adieu, Jean-Guillaume Béatrix se trouve désormais face à une page blanche comme neige, vierge de contraintes et propice à tous les projets. À l’opposé de la vie calibrée d’un sportif de haut niveau. Une absence de voie toute tracée voulue par l’ancien biathlète. « Je n’avais pas cette capacité à me projeter sur une reconversion et à mener des études pendant ma carrière. J’ai choisi de me concentrer sur le biathlon pour garder toutes les portes ouvertes. »

    "Peu de gens connaissent le tir en biathlon aussi bien que moi"

    Son projet initial de « faire table rase sur le passé » et de commencer quelque chose de nouveau, pour « ne pas profiter de passerelles et de passe-droits » ne le séduit plus autant qu’avant. L’expérience acquise en une décennie de Coupe du monde intéresse le monde du biathlon, et les propositions affluent. « Personne ne m’a présenté un contrat tout fait, mais j’ai été sollicité. » confesse-t-il.

    Parmi toutes ces opportunités, une piste émerge : le coaching de tir. « Je n’ai pas suivi de formation concernant l’entraînement physique, mes quelques connaissances se basent sur mon vécu et des centaines de personnes les partagent, avoue-t-il. Au contraire, peu de gens connaissent le tir spécifique en biathlon aussi bien que moi. »

    Un challenge de reconversion excitant mais « il faut être motivé comme un athlète pour entraîner, et aujourd’hui je n’ai plus cette motivation. Je me laisse un an pour réfléchir à ce que j’ai envie de faire. »

    Pour réfléchir, et pour laisser vivre tous ses centres d’intérêt « contenus et cadrés pendant [sa] carrière. » Pour profiter de ses amis, jouer de la musique, rouler à moto, voyager. En se remémorant les moments de vie avec l’équipe de France. « Quand je repense au nombre de jours qu’on a vécu ensemble ! Martin Fourcade a passé plus de temps avec moi qu’avec sa copine depuis nos débuts ! », sourit Béatrix, sans laisser place à la nostalgie. « Je suis sûr de mon choix, ce n’est pas un break mais la vraie fin. Beaucoup d’athlètes pourraient revenir de là où je suis, mais j’ai changé d’état d’esprit et j’ai besoin de voir autre chose. » Besoin de sortir l’œil du viseur de sa carabine.
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    [ 15-04-2018 ]

    Marie Bochet : "Je suis très fière"

    Reine des Jeux Paralympiques (quatre médailles d’or), Marie Bochet a été promue Officier de la Légion d’honneur ce vendredi à l’Elysée par Emmanuel Macron. La Savoyarde se félicitait de partager ce moment avec l’ensemble de la délégation olympique et paralympique.

    Que représente pour vous cette cérémonie à l’Elysée ?

    "C’est toujours un moment convivial, une belle reconnaissance de l’Etat de nos performances. Nous on part aux Jeux, on a les couleurs de la France sur nos tenues et dans nos cœurs. C’est chouette d’être reconnu par l’Etat."

    On vous a vu embrassé longuement Emmanuel Macron…

    "C’est quelque chose de spécial que je fais depuis 2014 et la veille de la réception à l’Elysée après les Jeux de Sotchi. Ca a commencé avec Jonny Wilkinson et on m’a mis au défi de faire une bise aux célébrités que je connais. Et je commence à avoir un album plutôt bien rempli. En fait, c’était l’objectif de la journée (rires)."

    Que représente cette reconnaissance que vous avez sur le cœur, celle d’être promu Officier de la Légion d’honneur ?

    "C’est assez impressionnant. Quand je suis sur les skis, je ne vais pas chercher cette décoration-là, c’est sûr. Mais c’est vraiment une très belle reconnaissance. Je suis très fière."

    Cette réception célébrait les athlètes olympiques et paralympiques. Cela n’a pas toujours été le cas…

    "Les deux fois où je suis venue, c’était le cas. Les temps changent. Cela devient normal désormais et c’est chouette. On n’a pas beaucoup d’occasion de se rencontrer athlètes olympiques et paralympiques. Les échanges sont toujours très riches dans cette journée, c’est super de continuer sur cette lancée. Cela va dans l’évolution de la prise en compte du handisport également."


    Surtout, il n’y avait pas que les médaillés qui étaient reçus…

    "C’est très très important. C’est vrai qu’il n’y a que les médaillés qui sont mis en lumière, qui sont décorés. Mais c’est toute une équipe d’athlètes et de staffs qui reviennent sans médaille et c’est important que ce jour leur soit aussi dédié."

    Quand Emmanuel Macron insiste sur le fait que vous êtes des exemples pour la jeunesse. Que cela représente pour vous ?

    "Je ne me sens pas un exemple. Je me connais trop pour le penser ! C’est nos carrières, nos façons de travailler, l’investissement que l’on met dans notre sport pour atteindre nos objectifs. Après en tant que personne, je ne sais pas. Il y a des exemples, il y a des contre-exemples. Nous avons des valeurs que l’on a envie de transmettre. C’est peut-être en ça que nous sommes des exemples, lorsque nous défendons corps et âmes ces valeurs sur les pistes."


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    [ 29-03-2018 ]

    Alex STHELY, 1ère participation au Marathon des Sables du 6 au 16 avril

    33ème édition - 7 étapes 250km – 13.000 participants...

    Au-delà des limites avec Alex STEHLY dans la course sous le N° 787

    Le MARATHON DES SABLES est une course à pied, ouverte aux marcheurs, en 6 étapes, en autosuffisance alimentaire et en allure libre sur une distance de 250 kilomètres environ, avec obligation pour le concurrent de porter son équipement (nourriture et matériel obligatoires).

    Depuis maintenant trois décennies, tous les participants du MARATHON DES SABLES sont unanimes. Il y a certes la performance physique, mais l’expérience du MDS est avant tout une aventure humaine, une dizaine de jours dans le Sahara où le partage devient un moteur pour avancer toujours plus loin. Ce partage, beaucoup souhaitent le prolonger au-delà de la course et associent leur participation à une noble cause. Récolte de fonds pour une association, pour une opération dans des écoles, sensibilisation à une maladie, etc. les exemples sont multiples et variés.

    Apporté par les coureurs anglo-saxons, notamment les Britanniques pionniers dans ce domaine, cet esprit s’est aujourd’hui propagé dans toute la caravane. Le dépassement de soi, oui mais à condition qu’il serve aussi les autres, ceux que la vie n’a pas toujours épargnés et qui méritent davantage d’attention.

    Alexandre STEHLY, jeune commerçant dynamique dans l’Art de la table, est un habitué des courses en montagnes. Équipé par SPORT 2000 Pontarlier, professionnel de la distribution d'articles de sport et de loisirs avec le concours de l’équipementier Salomon, spécialiste dans les articles de sports - OVERSTIM.s, Le spécialiste en nutrition sportive - VITABRI, N° 1 mondial du stand - BRASSERIE DU COMMERCE, Lieu historique et gastronomique au cœur de Besançon - ART Cuisine, Ustensiles et matériel de cuisine appropriés…

    Alex a préparé avec soin sa première participation au MDS sous les conseils avisés d’UNIVERSKI, L’univers du sport.

    APRES LE MARATHON DES SABLES
    À son retour Alex, l’homme chameau, organisera une conférence témoignage/partage où il racontera son défi, exposera à cette occasion ses photos et projections vidéos ainsi que son équipement, produits énergétiques…

    Cette soirée permettra de réunir autour d’un sympathique cocktail les partenaires (clients, employés), partenaires cibles, les partenaires médias et grands supporters.

    La date vous sera communiquée aussi vite que possible après le retour d’Alex

    Par Alex Marathon Man

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    [ 28-03-2018 ]

    Emilien Jacquelin

    Par Ski Chrono

    "Je n'oublie pas d'où je viens"

    Il est l’une des révélations tricolores de cette saison avec Antonin Guigonnat. Espoir de l’année, Émilien Jacquelin a vécu une saison riche en découvertes. Jeux Olympiques, podium en Coupe du monde, remise en cause, l’Isérois est passé par toutes les émotions. Mais à 22 ans, le Villardien se tourne déjà vers la saison prochaine. Avec une seule idée en tête : confirmer.

    Il y a un an, au moment de faire le bilan de votre saison, vous parliez de votre envie de découvrir la Coupe du monde. C’est chose faite désormais…

    "Que de chemin parcouru ! Mais en même temps, je suis toujours dans la même démarche que l’an dernier. Même si nous ne sommes qu’à la fin mars, dans la tête, je suis déjà projeté vers la saison prochaine et déjà en train de penser à ce que je vais pouvoir mettre en place pour progresser."

    Vous êtes-vous surpris durant la saison ?

    "Mentalement oui. Surtout à la fin du mois de janvier entre la Coupe du monde de Ruhpolding, mon retour en IBU Cup à Arber et ma remontée à Antholz. Ce n’était pas évident à gérer. Beaucoup de choses se sont enchaînées. J’ai réussi à ne pas penser aux sélections, aux problèmes personnels que je connaissais à ce moment (il avait perdu son grand-père, ndlr). Après, je pense que j’ai payé ces efforts sur la fin de saison. La gestion après les Jeux Olympiques a été compliquée. Nous sommes repartis six jours après notre retour pour Kontiolathi. J’étais encore bien usé mentalement. J’ai eu du mal à finir même si j’étais mieux que la saison passée."

    Comment l’expliquez-vous ?

    "La saison dernière, j’avais zéro réserve physiquement pour les dernières courses en IBU Cup. Là, je tenais encore le coup. Mentalement, c’était dur de ne rien lâcher. Il y avait une grande euphorie de décembre à février. Chaque course était une nouveauté, une nouvelle situation. Avec tous ces moments incroyables que j’ai vécu en début de saison, à la fin, ça faisait beaucoup."

    "Mon podium à Ruhpolding ? Un ascenseur émotionnel"

    Êtes-vous tout de même parvenu à prendre du plaisir ?

    "Oui même s’il était moindre que sur les courses précédentes. A chaque fois que je prends le départ en Coupe du monde, c’est toujours un immense plaisir. Je n’oublie pas d’où je viens. Il y a cinq mois, j’étais sur le circuit B. Chaque départ est une chance. Sur chaque course, il faut essayer de prouver son niveau. J’ai essayé de lutter avec mes armes. C’est un devoir."

    Quels moments particuliers retenez-vous de la saison ?

    "Il y a en a eu énormément. Celui qui a été le plus fort émotionnellement est le podium avec le relais à Hochfilzen (troisième). C’était mon premier en Coupe du monde. J’étais vraiment satisfait du relais que j’avais produit ce jour-là et dans la foulée, j’apprenais que je n’étais pas retenu pour l’étape du Grand-Bornand (il avait été remplacé par Antonin Guigonnat). Et tout ça en moins de 30 minutes. C’était un ascenseur émotionnel. C’est un moment qui montre ce qu’un sportif de haut-niveau peut vivre dans une saison. Parfois, ça s’enchaîne un peu vite. Il faut toujours croire en soi. Cette étape d’Hochfilzen m’a servi pour la suite. Notamment quand on m’a dit que je redescendais à Arber pour être en confrontation avec Jean-Guillaume Béatrix (en janvier) pour savoir qui participerait à l’étape d’Antholz, avec la qualification pour les Jeux Olympiques en arrière-plan. J’ai réussi à ne penser qu’à ça pour valider mon billet pour PyeongChang. C’était fort."

    Que gardez-vous des Jeux Olympiques de PyeongChang ?

    "Je retiens l’accolade avec Antonin Guigonnat avant le relais. C’était cinq minutes seulement avant mon départ en deuxième relayeur, après Simon Desthieux. En une fraction de seconde, tous les deux, nous nous sommes rappelés de notre été, les stages, le chemin parcouru. Les Jeux, c’était un rêve d’enfant. Le vivre avec lui, avec qui je partage beaucoup de choses depuis deux ans, ça rajoutait beaucoup de joie. Je pensais aussi à Frédéric Jean et Vincent Porret, nos entraîneurs du groupe B. On leur doit énormément dans notre réussite cette saison."

    Comment s’est passé votre intégration dans ce groupe ?

    "Je suis arrivé sur la pointe des pieds à Östersund. J’étais assez réservé alors que d’ordinaire, je suis assez ouvert dans un groupe. Même ceux que je côtoyais à l’entraînement comme Jean-Gui (Béatrix), Simon et Martin, je n’osais pas trop chambrer. Je savais que j’arrivais dans un groupe soudé, qui vit ensemble depuis pas mal de temps. Je n’avais pas envie de modifier leur manière de vivre et leur cohésion. À partir d’Hochfilzen, ça allait beaucoup mieux. Et après, avec l’arrivée d’Antonin, c’était encore plus simple. Nous nous entendons super bien. Ça a facilité l’intégration dans ce super groupe. J’ai passé des moments géniaux. Je les remercie pour ça."

    "Être "Rookie de l'année" ?
    "C’est la récompense des années passées plus qu’une promesse pour le futur"

    Après votre cinquième place sur le sprint d’Antholz, puis votre sixième le lendemain sur la poursuite, vous avez été érigé en futur leader de cette équipe de France. Comme l’avez-vous appréhendé ?

    "Je n’écoutais pas ce que l’on pouvait dire sur mes performances. Ce n’est pas si facile de progresser et de rester au plus niveau. Souvent, j’ai l’impression que beaucoup d’observateurs attendent de trouver le nouveau Martin Fourcade. Je ne le suis pas. Il n’y en aura pas d’autre. Chacun doit faire sa carrière. Ce que réalise Martin depuis 7 ans, c’est juste incroyable. Personnellement, j’aspire à être un des meilleurs biathlète français et mondial dans quatre à cinq ans. Il faut retourner au boulot, continuer de progresser. Je sais que la deuxième année en Coupe du monde sera plus compliquée. Il faudra confirmer. Et la concurrence pour rester dans ce groupe sera forte. Cette saison, c’était moi mais il ne faut pas oublier que Fabien Claude est toujours là. Il skie très vite même s’il est encore irrégulier au tir. Aristide Bègue était blessé cette année également. Et d’autres vont arriver. Il n’y a jamais rien d’acquis. J’ai réalisé une belle saison. J’en veux beaucoup plus mais je ne suis pas le seul."

    Vous avez reçu le trophée de Rookie de l’année lors des finales à Tyumen. Que représente-il ?

    "C’est anecdotique. C’est toujours sympa d’être récompensé car nous n’avons pas de classement jeune sur le circuit. Mais ce n’est pas une fin en soi. C’est un petit plus. Ça donne de l’envie pour la suite. Je n’y porte pas une attention particulière. Il n’a pas une valeur sportive mais symbolique. Cela montre que cette année, j’ai franchi un cap. Dans le futur, il faudra aller chercher autre chose qu’un titre de rookie. C’est la récompense des années passées plus qu’une promesse pour le futur. C’est l’accomplissement du travail effectué en IBU Cup. Mon rêve de gamin, c’était de monter sur la Coupe du monde alors ce trophée représente un peu tout ça."

    Vous avez un taux de réussite au tir de 80% cette saison en Coupe du monde. Que vous a-t-il manqué pour être meilleur ?

    "C’est un peu le point noir. En début de saison, j’ai réussi à être régulier avec des beaux tirs sur la Coupe du monde à Östersund notamment. Ensuite, c’était plus compliqué hormis à Antholz. J’ai eu des soucis ces dernières semaines. Est-ce dû à une fatigue nerveuse ? Je ne sais pas. Mais j’ai eu un peu plus du mal, non pas à trouver du plaisir, mais à mettre en place les ingrédients pour faire tomber les cibles. Il y avait une différence entre le groupe en IBU Cup et celui de la Coupe du monde. Les entraîneurs n’ont pas la même vision du tir. Je m’y perdais un peu dans les discours à force de jongler entre les deux. Parfois, mon côté instinctif prenait trop le dessus sur le côté technique et ça me coûtait des belles courses. J’ai une belle marge de progression et déjà hâte d’être le 1er mai pour reprendre l’entraînement."

    Sentez-vous avoir progressé sur les skis ?

    "Oui même si c’est dur à percevoir en Coupe du monde. Je suis entre 1’ et 1’30 de biathlètes comme Martin et Johannes Boe. C’est sûr que ça donne de l’envie et ça prouve que le travail fait tout l’été a payé. Ce sera l’un des gros axes de travail cet été."
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