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    [ 20-05-2013 ]

    Benoît Chauvet, invité exceptionnel de Nordic Magazine (1/3)

    Aujourd'hui, Nordic Magazine publie une longue interview de Benoît Chauvet dans laquelle le skieur haut-savoyard dresse le bilan de la saison 2012-2013. Le vainqueur de La Transjurassienne évoque aussi ses victoires sur le plan international, sa première place au Marathon Ski Tour. Il parle aussi le handicap que représente l’absence d’un team à ses côtés et ses rêves olympiques.

    En février, Benoît Chauvet a gagné La Transjurassienne pour la seconde fois. Sa victoire, il la obtenue sur le parcours mythique de 76 km entre Lamoura et Mouthe (76 km). Il a franchi la ligne d’arrivée en solitaire la cloche autour du cou.

    Sur le parcours des longues distances, la course jurassienne n’a pas été la seule occasion pour le jeune homme de briller. Au terme de l’hiver, il a d’ailleurs remporté le Marathon Ski Tour, le tout nouveau challenge national skate.
    De peu, il a failli réussir le même exploit sur la FIS Marathon Cup, l’équivalent sur le plan international.

    Le Haut-Savoyard est l'invité exceptionnel de Nordic Magazine tout au long de la journée.

    L'interview sera publiée en trois parties.

    SOMMAIRE : 

    08h : Des réussites internationales
    10h : Un vainqueur en manque de team
    12 h : Rêve olympique

    Des réussites internationales

    Terminer la saison sur le podium de la Skaverennet, juste derrière Martin Sundby, vous n'êtes pas fatigué de l'hiver ?

    Finir sur une belle course comme celle-là, avec le résultat qui va avec, j'ai presque posé les skis avec regrets. Pourtant, la fin de saison sur le sol français a été très délicate, j'ai un peu accusé le coup physiquement et mentalement fin mars après avoir enchaîné les déplacements et les kilomètres de course sur les longues distances. Mais entre temps, j'avais pu me reposer et préparer idéalement la Skarverennet, dernier objectif de cette belle saison.

    En premier lieu, évoquons votre seconde victoire à la Transjurassienne. Sur le moment, vous étiez heureux d'avoir franchi la ligne d'arrivée loin de vos poursuivants, au terme d'une belle épopée sur le parcours mythique. Aujourd'hui, avec un peu de recul, que représente cette journée pour vous ?

    Une belle, une très belle victoire. On fait maintes fois la course dans sa tête avant le départ, ou même pendant la course. Où vais-je placer mon attaque ? Qui va réussir à suivre ? Serai-je dans un bon jour ?... Je rêvais un jour de pouvoir la gagner en solitaire, avec une belle échappée. Avec Steph (ami-mentor de chez Rossignol), c'est chaque année l'un des gros objectifs de la saison. Mais je ne me dis pas : « ça, c'est fait ! », et le reviendrai les prochaines années avec autant d'ambition. Pourquoi pas une échappée dès les premiers kilomètres (rires) ?!

    On vous a beaucoup vu sur le circuit international. Vous avez terminé à la 2e place de la Sgambeda, à la 9e de l'Engadine (18e en 2011) ou encore remporté la Gatineau Loppet au Canada. Quel bilan tirez-vous de ces courses ? Là encore, comment évaluez-vous votre niveau ?

    Il m'a manqué quelques secondes sur certaines courses pour réussir une excellente saison. Que ce soit la Sgambeda, l'Engadine ou la Birkie, la victoire s'est jouée à très peu de chose. Il faut que j'arrive à améliorer ma pointe de vitesse dans l'emballage final. Encore du travail en perspective... Concernant la Gatineau Loppet, ce fut ma seule longue en classique de l'hiver, mais le niveau était moindre que sur les grandes courses en skate.

    On ne saura jamais si vous deviez briller à la König Ludwig Lauf.

    Non, même si je me sentais réellement bien pour faire une belle perf. Beaucoup de frustration, d'autant plus que Nico Vandel (Briko MaPlus) avait fait spécialement le déplacement pour être mon technicien personnel.

    Au final, vous occupez la 2e place de la FIS Marathon Cup, derrière l'Italien Sergio Bonaldi et devant le Norvégien Anders Aukland. Etait-il possible de faire mieux ?

    La seule place qui compte sur ce genre d'épreuve, c'est la première. Si l'on n'est pas au sommet de la boîte, c'est qu'il était forcément possible de faire mieux. Il m'a manqué cette forme délicate durant le mois de janvier, mais aussi un peu plus de soutien logistique et financier pour pouvoir rivaliser avec les grandes structures et teams étrangers.

    Photo 1 : Benoit Chauvet, vainqueur de la Gatineau Loppet (Canada)

    Un vainqueur en manque de team 2/3
     
    Le Haut-Savoyard est l'invité exceptionnel de Nordic Magazine tout au long de la journée. L'interview sera publiée en trois parties.

    Un vainqueur en manque de team

    Par contre, au niveau national, vous êtes leader du Marathon Ski Tour, le challenge national des courses populaires de longues distances. Emilien Buisson vous suit de très près et c'est finalement votre 2e place sur le Plateau des Glières qui vous permet de l'emporter. Quel bilan dressez-vous ?

    Très content de pouvoir remporter cette première édition. C'est un challenge qui mérite de se développer et qui attire beaucoup de monde. C'est justement le « libre accès » qui fait le succès de ces courses. Bon, c'est sûr, il y a le coût de l'inscription, mais tout le monde peut y participer, et les débutants peuvent se frotter aux meilleurs. En ce qui me concerne, je regrette juste que des bons hivers comme celui-ci ne me permettent pas de trouver de sponsors personnels... Si quelqu'un a pitié, mon bonnet est « libre de droits »... (Sourires)

    Ce palmarès, vous l'avez en effet obtenu sans la logistique déployée par vos adversaires. Est-ce à dire qu'un team privé soit aujourd'hui incontournable pour exister sur les longues distances ?
     
    Le manque de moyen aura été la grosse difficulté de l'année. Je ne fais partie d'aucun team, il a fallu que j'aille par mes propres moyens sur certaines courses, sans oublier la gestion logistique (recherche d'hébergement, gestion du déplacement...), une dépense d'énergie parfois trop importante pour pouvoir rivaliser avec les athlètes membres de grands teams professionnels. Il ne m'a pas manqué grand-chose pour gagner le général des FIS Marathon Cup, et une structure privée aurait été un grand atout pour aller dans ce sens.

    Quel rôle joue Rossignol à vos côtés ?

    Un très grand soutien, surtout de la part de Steph qui fait un boulot énorme pour moi lorsqu'il peut être à mes côtés. Sa présence, tout le travail fourni me permettent d'aborder plus sereinement les courses. Sylvain, son frère, joue lui aussi une belle part de réussite lorsqu'il est là !

    Pensez-vous qu'il soit souhaitable pour vous de partir sur la saison 2013-2014 avec le même dispositif ?

    On essaie, avec Steph, de voir pour monter une structure encore plus compétitive, mais notre plus gros manque est un (des) partenaire(s) financier(s) qui accepterai(en)t de se joindre à nous. Notre team pourrait alors porter le nom de l'entreprise, ce qui serait une belle image pour l'entreprise ! 

    Rêve olympique 3/3
     
    Quel été allez-vous vivre ? On se rappelle que l'an dernier, vous aviez effectué le tour de France en ski-roues avec votre sœur Clara. En 2011, c'était un aller-retour jusqu'en mer Noire avec votre autre sœur Lucie...

    Ah non, cette année, je vais être plutôt tranquille, et faire travailler un peu la plume. Et surtout...

    Surtout… ?

    ...essayer de relever le défi olympique, qui me fait un pied de nez depuis les deux dernières éditions. J'avais manqué de peu la sélection en 2006 et puis en 2010, j'attrape la grippe A sur la première Coupe du Monde. J'espère que cette fois-ci sera la bonne. J'avoue que le 50 skate départ en ligne me laisser rêveur.

    On ne peut se quitter sans évoquer l'écrivain. Avez-vous été surpris par le succès de votre livre Et sinon vous faites quoi dans la vie ?

    Un gentil succès. Mais là aussi, je constate que sans soutien, il est difficile de se faire une place. Le milieu de l'édition est en fait très petit, de grandes structures se partagent la plus grosse part du marché, de part leur notoriété. Leur porte monnaie leur permettent d'avoir l'appui des médias, et le succès n'est parfois pas tributaire de la qualité. Je ne dis pas que mon livre est bon, mais simplement qu'avec l'appui des médias, il pourrait mieux se vendre.

    Un nouvel opus est-il en préparation ?

    Une quinzaine sont bouclés et en attente de LA fameuse maison d'édition. J'ai auto-édité le premier, mais j'aimerais désormais passer par un éditeur. Je n'ai pas le temps de gérer à la fois l'édition, la diffusion, la distribution et l'écriture. 

    Par la rédaction NORDIC MAGAZINE
    Relais info universki.com

    Vidéo Nordic magazine 2013


     
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    [ 18-05-2013 ]

    Martin Fourcade auditionné au Sénat

    Le skieur dit être l'un des Français les plus contrôlés en 2013 !

    Le numéro un mondial du biathlon Martin Fourcade a été auditionné fin avril au Sénat par la commission d'enquête sur l'efficacité de la lutte contre le dopage. Il n'y va pas par quatre chemins. Morceaux choisis.

    Présidée par le sénateur du Doubs Jean-François Humbert, la commission d'enquête sur l'efficacité de la lutte contre le dopage a auditionné fin avril Martin Fourace, n°1 mondial du biathlon cet hiver. Morceaux choisis.

    Martin Fourcade :

    « J'appartiens à une génération qui a déchanté depuis quinze ans quand des scandales ont éclaboussé les sportifs qui l'avaient fait rêver (…) Bien qu'il fasse l'actualité presque quotidiennement, je n'ai jamais été confronté personnellement au dopage, ni de près ni de loin. Je n'ai été témoin d?aucune allusion au dopage dans mon entourage. Je suis une preuve parmi tant d'autres que l'on peut être champion du monde et médaillé olympique sans tricher (…) Avec plus de vingt contrôles urinaires ou sanguins ces quatre derniers mois, je crois pouvoir me vanter d'être l'un des athlètes les plus contrôlés de France en 2013. »

    « Ni le ski de fond ni le biathlon ne sont épargnés par le dopage, dont il y a eu des cas avérés. Certains sports, plus techniques, n'y poussent certes pas spécialement. Dans le football ou le rugby, l'endurance n'est pas si importante que dans le ski de fond. Si dopage il y a dans ces disciplines, il est motivé par d'autres facteurs. Le tir de précision, activité qui fait partie du biathlon, est une discipline plutôt préservée. »

    Deux ans de suspension, ce n'est rien pour quelqu'un qui n'a rien à perdre"

    M. Jean-Jacques Lozach, rapporteur de la commission.

    Vous avez dit ne vous être jamais dopé. Est-ce le suivi médical dont vous bénéficiez qui vous a soustrait à la tentation ? Dans l'affirmative, est-il le fait de votre médecin traitant, de celui de votre club, ou de votre fédération ?

    Martin Fourcade.

    Ce n'est pas la raison principale. Mon éducation et mon entourage m'ont préservé du dopage. Je bénéficie néanmoins d'un suivi médical régulier. La fédération française de ski m'impose deux visites médicales par an, et mon employeur, l'armée de terre, une visite annuelle, au centre national sportif de Fontainebleau.

    « Avec les sanctions financières, c'est je crois la meilleure solution pour lutter efficacement contre le dopage. La consommation de substances interdites est répréhensibles pénalement, pourquoi en irait-il différemment dans le sport ?

    Deux ans de suspension, ce n'est rien pour quelqu'un qui n'a rien à perdre, ou qui cherche à sortir de la misère de son pays en trichant. »

    Il y a beaucoup d'argent à gagner dans le ski de fond et le biathlon"

    « Il faut interdire à ces personnes de poursuivre une carrière dans le milieu sportif. On n'a jamais vu un pédophile avéré rester instituteur. »

    « Contrairement à une idée reçue, il y a beaucoup d'argent à gagner dans le ski de fond et dans le biathlon, en décrochant une bonne place en coupe du monde, en attirant les sponsors : dans ma discipline comme dans d'autres, gagner rend riche. Cependant, dans les pays occidentaux au moins, le dopage est davantage une histoire d'ego que d'argent. En Chine ou dans les pays de l'ex-URSS, le dopage est plus souvent un moyen de mettre sa famille à l'abri.»

    Pour retrouver la totalité de la discussion, c'est ICI

    Photo ZOOM

    Par la rédaction NORDIC MAGAZINE
    Relais info universki.com

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    [ 17-05-2013 ]

    Tremplin olympique (en mauvais état) cherche un avenir à Saint-Nizier…


    Le site avait fait les beaux jours des JO de 1968 (ci-contre) grâce à de merveilleuses photos de skieurs planant au-dessus de l’agglomération grenobloise. Mais, aussi mal conçu que mal placé pour envisager une durée de vie sinon pérenne du moins acceptable, le tremplin de Saint-Nizier a vécu…

    Reste aujourd’hui une friche, propriété unique de la commune depuis sa cession par le syndicat intercommunal qui gérait le site (à 95 % pour la Ville de Grenoble et à 5 % pour Saint-Nizier). "Si une âme charitable veut investir, soupire le maire Franck Girard. Un chantier de végétalisation du site coûterait des millions. En 2001 et 2002, le Palais des sports avait lancé un open VTT qui, en raison d’un contentieux avec des riverains, avait périclité.

    Depuis, même si plusieurs projets nous avaient été proposés, ça a refroidi les éventuels investisseurs." Protégé par un filet, le site reste très visité. Et dangereux...

    Par SKI CHRONO


     
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    [ 16-05-2013 ]

    Petter Northug claque la porte de l'équipe norvégienne

    L'événement à la une des quotidiens norvégiens ce matin (www.t-a.no)

    Petter Northug a officialisé son départ de l’équipe de Norvége hier, lors d’une conférence de presse. Le fondeur souhaite s’entraîner selon son propre programme. La fédération nationale a quant à elle cesser tout soutien à son égard. Au moins jusqu’ à Kuusamo.

    Il s’était donné jusqu’au 23 mai pour prendre sa décision. Mais des indiscrétions de la NRK, la chaîne de télévision locale, a bouleversé son emploi du temps.

    Lors d’une conférence de presse, la superstar du ski de fond Petter Northug Jr. a annoncé qu'il quittait l'équipe de Norvège afin de se préparer en totale autonomie pour la saison olympique. « Je veux davantage contrôler ma vie quotidienne. Pour moi, il est important de trouver chaque jour une nouvelle motivation et je crois que c'est la meilleure solution pour moi », a déclaré le jeune homme.

    Petter Northug a souligné que sa décision n'était pas fondée sur une mauvaise opinion qu’il pouvait avoir de la gestion du team norvégien, ni sur un quelconque mécontentement. « J'ai eu des années fantastiques au sein de l'équipe, j’ai vécu un rêve tous les jours, et c’est de loin le meilleur endroit pour grandir quand on est skieur. Il y a eu de bonnes années, et je suis très reconnaissant de ce qu’elle m’a apporté », a-t-il dit.

    Plus aucun soutien de la fédération

    Le patron des fondeurs norvégien Åge Skinstad se dit désolé par le choix de Northug et a d’ores et déjà affirmé qu’il peut revenir quand il le veut. « Je pense que c'est dommage. J'espérais que Petter continuerait de faire partie de l'équipe nationale cette saison. Dans le même temps, je comprends ce que Petter dit à propos des raisons qui l'ont conduit jusqu'à son choix. Je suis également très heureux que nous ayons un objectif commun : les Jeux olympiques de Sochi, le Tour de Ski et la Coupe du Monde. La chose la plus importante est que Petter soit en grande forme quand la saison commencera », a déclaré Skinstad.

    Il n’empêche, Northug a ouvert la boîte de Pandore.

    Bien évidemment, tout soutien de la Fédération norvégienne de ski, à la fois financier et logistique, s'arrête immédiatement. « Toutefois, lorsque nous arriverons aux compétitions de Kuusamo, Petter aura droit à la même chose que les autres athlètes », conclut Skinstad pour qui Marit Bjørgen est l'athlète la plus populaire dans le pays et Therese Johaug est aussi appréciée que Northug.

    De son côté, Marit Bjørgen a justement affirmé qu'elle ne voyait aucun avantage de ne pas faire partie des programmes de formation de l'équipe de Norvège, souvent considéré comme le meilleur dans le monde.

    Un contrat juteux avec la Coop

    Une autre raison est avancée par la presse pour justifier la décision de Northug. Il aurait négocié un contrat de sponsoring très lucratif avec la Coop, chaîne de distribution, qui, selon l'Aftenposten est prêt à payer au fondeur « une importante somme» pour être en mesure d’utiliser son image dans ses publicités. Trop importante pour respecter la règle actuelle où sponsors indviduels peuvent cohabiter avec partenaires nationaux.

    Les responsables de Aker, l'entreprise industrielle qui est le sponsor principal de l’équipe, n’est sans doute pas heureux que l'un de ses skieurs stars prenne du champ, mais ils ont déjà déclaré que leur soutien continuera avec ou sans Northug.

    Ils patienteront bien jusqu’aux première épreuves. Pour que Northug court sous les couleurs de son pays, il devra rentrer au bercail.

    Photo ZOOM

    Par la rédaction NORDIC MAGAZINE
    Relais info universki.com

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    [ 15-05-2013 ]

    Marie-Laure Brunet obtient le feu vert pour s'entraîner !


    Hier, Marie-Laure Brunet a obtenu le feu vert médical. Après trois mois de « mise au vert », elle peut reprendre l’entraînement. Une bonne nouvelle qui intervient alors que la biathlète avait déjà décidé de participer depuis lundi au stage de l’équipe de France A dans la Drôme.

    Marie-Laure Brunet a repris l’entraînement. Elle participe actuellement à un stage dans la Drôme, avec les autres membres des équipes de France A.

    Le 17 février dernier, la biathlète des Pyrénées avait été mise au repos. « Ce n’est pas la fatigue d’une seule saison, mais une véritable usure de plusieurs années que nous avons observée chez elle », confiait en mars dernier Nicolas Michaud, patron du nordique en France, à Nordic Magazine.

    « Il était évident que j’avais grandement besoin de m’arrêter, mais de là à m’éloigner du sport trois mois… Faut pas rêver non plus ! C’est ce que je me disais à ce moment là ! », raconte-t-elle sur son site Internet.

    En définitive, ces trois mois ont vite passé et surtout elle a senti que son corps et sa tête réclamaient cette pause.

    Avec Vincent Defrasne

    Mais alors qu’a fait Marie-Laure Brunet de son temps ? Elle est d’abord allée passer trois semaines à Cluses chez Somfy, son partenaire. « Là bas, j’ai travaillé avec Vincent Defrasne pour la fondation Somfy, qui a pour mission de soutenir, créer des actions en collaboration avec des association autour du mal logement. J’ai découvert ce que c’était la vie en entreprise. » Rester huit heures assises devant un ordinateur, c’était nouveau pour elle, tout comme parler de son expérience du moment, qui était encore fraîche et douloureuse, devant 400 personnes, des cadres de l’entreprise. « Ça m’a aidé à faire le point sur la situation et j’ai pu réaliser que mon choix était le bon, que mes ambitions sportives sont intactes. »

    Elle est ensuite rentrée dans sa famille des Pyrénées : « j’ai pris du temps pour moi. » Enfin, pour terminer en beauté sa période de repos, elle est partie deux semaine sous le soleil de la Réunion. « A mon retour, j’ai réalisé que c’était bon, j’en avais assez. Ces trois mois, il me les fallait, mais je commençais à bouillir ! »

    Mais, pour revenir, il fallait encore un feu vert médical. Cet hiver, la biathlète souffrait d’un « surentraînement avancé ». «J’ai du réaliser de nouveau des tests pour vérifier où j’en étais au niveau de la récupération. Le verdict s’est fait attendre 10 jours, je commençais à tourner en rond et compter les jours », raconte la jeune femme.

    Lundi, elle a malgré tout tenu à participer au premier stage FFS de la saison débuté dans la Drôme : « j’ai voulu y aller, alors que je ne savais toujours pas si oui ou non je pouvais m’entraîner. C’est difficile d’être dans l’expectative, et de ne pas pouvoir se projeter… Mais tant pis, j’ai pris mon vélo, mes baskets et ma carabine et je me suis dit : “on avisera…”. »

    La délivrance

    Hier soir, c’est Thierry Dusserre, son chef d’équipe, qui lui a donné la bonne nouvelle : tout est rentré dans l’ordre. « Ça fait longtemps que je ne m’étais pas sentie aussi légère ! » « J’espère avoir gagné en sagesse ! », ajoute Marie-Laure Brunet. Surtout que le retour ne s’effectue pas dans n’importe quel contexte : « Ma vie reprend son cours. Celle d’Emmanuelle Claret s’est arrêtée samedi. Elle a été une grande championne de biathlon et était allée au bout de ses rêves de sportives, championne du monde et vainqueur de la Coupe du Monde la même année. Je n’ai jamais eu la chance de la rencontrer mais elle a fait partie de cette génération qui nous a ouvert la voie. Tous ceux qui la connaissaient m’ont parlé de sa joie de vivre, de sa détermination, de sa volonté. Elle a été admirable jusque dans son dernier combat, perdu, face à la leucémie. J'ai une pensée pour elle et pour son mari, pour ses deux enfants. C’est aussi pour cela qu’il faut vivre et se battre intensément quand on a la chance de pouvoir mener l’existence palpitante du sport de haut niveau. »

    Photo Zoom

    Par la rédaction Nordic Magazine
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