Universki, ski nordique, ski de fond, saut, combiné nordique, biathlon

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    [ 30-05-2016 ]

    Vincent Descombes-Sevoie

    « Je suis serein »

    En fin de semaine dernière, Vincent Descombes-Sevoie a repris le chemin des tremplins. Les compétitions sont proches, puisqu’elles débuteront mi-juillet avec la coupe du monde de Courchevel.

    Champion de France de saut à ski, Vincent Descombes-Sevoie a connu un hiver fertile. A Vikersund, le sauteur des Houches a battu son propre record de France de vol à ski avec un saut de 230,5 m. Le 24 février 2012, sur le même tremplin norvégien, il avait succédé à Emmanuel Chedal, également lors d’une première manche — c’était les championnats du monde – avec 225 mètres. Au classement général de la coupe du monde, il a par ailleurs fini à la 28e place. Jeudi, le Chamoniard a repris le chemin des tremplins. Cette saison, l’équipe de France de saut masculine s’est étoffée, avec Ronan Lamy-Chappuis et Paul Brasme en B, Noélig Revilliod Blanchard et Thomas Roch Dupland en coéquipiers d’entraînement.

    La rentrée des classes s’est-elle bien passée ?

    Jeudi et vendredi, on a fait dix sauts pour la première séance de rentrée à Chaux-Neuve. Depuis quinze jours, j’avais hâte de retrouver les tremplins. Il faut dire que, contrairement aux années précédentes, j’ai davantage coupé. Je suis même parti en vacances. Reprendre, c’est aussi plus facile quand on a terminé sur une bonne saison comme celle que j’ai connue l’hiver dernier.

    Les sensations ont-elles été bonnes ?

    Je n’ai pas ressenti de grosses différences par rapport à mes derniers sauts de l’hiver. Je suis serein. Certes, j’ai encore du travail qui m’attend sur le plan physique et c’est en multipliant les sauts que je vais maintenant gagné en efficacité.

    J’ai moins de temps pour retrouver un bon niveau.

    Surtout que la coupe du monde à Courchevel est proche cette année, puisqu’elle est programmée mi-juillet.

    Le fait que ce rendez-vous soit plus tôt dans l’été m’a obligé à être rigoureux tout de suite, notamment au niveau de mon poids [Vincent Descombes-Sevoie pèse actuellement 58 kg]. Et j’ai moins de temps pour retrouver un bon niveau. Cette saison d’été va me servir à acquérir de la régularité. J’ai envie d’être performant à Courchevel, mais aussi en Pologne… Si j’obtiens de bons résultats avant l’hiver, j’aurai le sentiment de ne pas avoir perdu mon temps. En octobre-novembre, cela me réconfortera.

    Il y a aussi le plaisir de sauter.

    Oui, c’est vrai. J’aime sauter l’été.

    Attaquer une saison pré-olympique signifie-t-il avoir plus de pression sur les épaules ?

    Ce qui change cette saison, c’est qu’il y a des championnats du monde de saut. Encore que, l’hiver dernier, nous avons eu des Mondiaux de vol à ski. Bref, je redémarre de la même manière qu’il y a un an. Toute la saison est importante. Je vais toutefois me servir de mon expérience à Falun [où Vincent Descombes-Sevoie était dans le creux de la vague] pour être meilleur à Lahti. Avant cela, il y aura la Tournée des 4 tremplins. L’édition précédente, je me suis régalé.

    Une autre tournée en Norvège vous attend.

    Je ne suis pas sûr que cela va me changer. On va sauter à Oslo, finir à Vikersund [en mars, le tournoi norvégien comprendra au total de six compétitions, 1 par équipes, 5 individuelles, à Oslo, Lillehammer, Trondheim et Vikersund]. C’est bien, mais ce n’est pas quelque chose qui me chamboule.

    Avez-vous déjà des objectifs en tête ?

    J’aimerais améliorer mon classement au général de fin d’année. J’ai trouvé de la régularité. Cette dernière saison me donne envie de progresser. Je veux aussi repousser le record de France. Pour les Mondiaux, je ne peux que mieux faire. Je dois me montrer lors des grands événements.

    A Chaux-Neuve, en fin de semaine dernière, la relève était à vos côtés. Quel rôle voulez-vous jouer vis-à-vis d’elle ?

    Je suis là pour travailler. J’ai mes objectifs. Mais on se doit d’être soudés. Pour ma part, je suis disponible pour partager mon expérience. S’ils ont besoin de moi, je suis là. De mon côté, je veux profiter de l’engouement que provoque le groupe.

    Source Nordic Magazine


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    [ 27-05-2016 ]

    Le circuit Ski Classics devient incontournable

    Les organisateurs Suédois de Ski Classics ont tout compris !

    Pour sa 7eme édition le circuit mondial longues distances Ski Classics passe la vitesse supérieure avec cinq nouvelles épreuves, un calendrier élargi et des contrats avec les plus grandes chaines de TV...

    Pendant que le circuit FIS Marathon Cup peine à attirer des fondeurs de haut niveau, son concurrent Scandinave tape dans le mille.

    Pendant que le FIS Marathon Cup manque énormément de visibilité et de clarté, Ski Classics signe notamment avec la NRK et YLE pour des retransmissions en direct.

    Même chose du côté des sponsors avec un gros avantage côté Ski Classics et la récente ouverture vers la Chine et la Finlande viendra encore amplifier le phénomène.

    En proposant pour l'hiver prochain un total de 13 courses entre la fin novembre et la mi-avril, Ski Classics frappe fort et va faire le bonheur des 28 Teams Pro engagés et des dizaines de milliers de populaire.

    On note également une volonté de faire l'actualité tout l'hiver avec, autre innovation, un calendrier qui va s'étendre jusqu'à mi-avril. Plutôt bien joué lorsque l'on regarde l'enneigement en avril ces dernières saisons.

    De plus en avril la concurrence FIS n'existera plus !

    Ce calendrier 2016-2017 est très excitant

    Pour la première fois la saison débutera avec un prologue individuel de 10km, évidemment en classique, disputé à Pontresina en altitude tout comme la Sgambeda qui suivra la semaine suivante.

    Grosse nouveauté avec l'apparition dans le calendrier de la Vasaloppet Chinoise. Une volonté d'ouvrir en Asie avec la perspective JO 2018 et l'envie de chercher des nouveaux sponsors.

    Ensuite on aura la récente course de Seefeld, la Maximilian Lauf, qui sera suivie par la Diagonela, la Marcialonga, Toblach - Cortina et une Jizerska reculée dans le calendrier pour des raisons météo.

    La seconde partie de saison continuera de plus belle en Scandinavie avec la mythique Vasaloppet, la Birkebeinerrennet et l'Aarefjällsloppet.

    Suite le 1er avril avec l'arrivée au calendrier de la Reistadloppet, une épreuve qui sera organisé tout au Nord de la Norvège. La saison se terminera le 8 avril en Finlande avec une nouvelle innovation, la course Ylläs-Levi, en Laponie.

    Le détail du calendrier

    Event 1: 27th November, Prologue Pontresina Switzerland 10 km

    Event 2: 3rd December, La Sgambeda Livigno Italy 35km

    Event 3: 4th January, Changchun Vasaloppet China 50km

    Event 4: 14th January, Kaiser Maximilian Lauf Seefeld Austria 60km

    Event 5: 21st January, La Diagonela St Moritz Switzerland 65km

    Event 6: 29th January, Marcialonga Trentino Italy 70km

    Event 7: 11th February, Toblach-Cortina Italy 50km

    Event 8: 19th February, Jizerska Padesatka Czech Republic 50km

    Event 9: 5th March, Vasaloppet Sweden 90km

    Event 10: 18th March, Birkebeinerrennet Norway 54km

    Event 11: 26th March, Årefjällsloppet Sweden 65 km

    Event 12: 1st April, Reistadløpet Bardufoss Norway 50km

    Event 13: 8th April, Ylläs-Levi Finland 55km

    Photo : Nordic Focus

    Par Mirko Hominal le 26/05/2016
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    [ 08-05-2016 ]

    “On ressent un réel engouement pour le biathlon”

    Ce dimanche, Simon Fourcade est l’invité de Nordic magazine. Le biathlète le plus expérimenté de l’équipe de France revient sur sa saison en coupe du monde… et se projette déjà sur les prochaines avec en vue les Jeux olympiques de PeyongChang en 2018. Le biathlète qui se confie en toute sincérité, animera une démonstration de biathlon à destination d’enfants malades le 14 mai à Corrençon-en-Vercors.

    Simon Fourcade, quelle image vous vient en tête au moment de dresser un bilan de cette saison de coupe du monde de biathlon ?

    Les championnats du monde d’Oslo bien évidement. Un public nombreux, une grosse ambiance et des courses magiques…. c’était tout simplement grandiose.

    Vous terminez 27e du classement général cet hiver, quels sentiments prédominent quand vous observez ce classement ?

    Même si j’ai connu de bons résultats, j’ai un peu de regret et de déception quand je regarde cette saison passée… J’ai eu du mal à retranscrire mes bonnes sensations à l’entrainement ou même sur des chronos test lorsque ça comptait vraiment. D’où ma déception.

    Curieusement cette saison, vos sprints ont globalement été délicats alors que sur les poursuites vous avez souvent signé des courses très correctes. Comment analysez-vous cela ?

    J’ai souvent besoin d’une course pour arriver à rentrer pleinement dans ma semaine de compétition. Aussi, j’apprécie particulièrement lorsque la semaine débute par un individuel par exemple. Pour moi, c est une course moins exigeante qui me permet de rentrer plus sereinement dans l’étape de coupe du monde et qui surtout, n’a pas de consequence sur les courses qui suivent
    Le sprint est la course phare de notre discipline. Pas la plus spectaculaire, loin de là mais c’est une course que tout biathlète souhaite remporter car c’est une course face au chrono, face à soi même qui récompense le meilleur biathlète et ne pardonne pas la moindre erreur.

    C’est également une course qui a beaucoup de conséquences sur les autres courses directement, comme par exemple sur les points pour les classements généraux, mais aussi indirectement comme pour le classement de la poursuite qui va suivre… Autrement dit lorsque l’on réussi ou à l’inverse, lorsque l’on passe à côté d’un sprint, la récompense ou la sentence est double et cela a vite des conséquences sur la suite de la saison. Ces contres performances sur les sprints sont aussi une des raisons pour lesquelles j’ai l impression que mon classement général ne reflète pas le niveau que j ai pu avoir cette saison.

    Répondre présent d entrée de jeu, sur les sprints, est un axe primordial à améliorer pour la saison prochaine.

    85% de réussite au tir, 87% l’an passé, 88% en 2014… Le tir est-il la satisfaction de votre hiver ?

    Pas vraiment… Aujourd’hui, si l’on regarde les statistiques, on se rend très vite compte que ceux qui sont devant et sont les plus réguliers sont ceux qui skient vite mais qui tirent le mieux également… Une évidence en fin de compte! Aujourd’hui il n’ y’a plus le choix, lorsque l’on est un skieur correct, capable de se rapprocher des meilleurs dans un bon jour mais pas de rivaliser physiquement sur chaque course,il ne suffit plus de tirer bien, il faut tirer tres bien!

    La saison s’est bien terminée avec un nouveau titre de champion de France décroché à Méribel devant un public très nombreux. Le nordique, et le biathlon en particulier, a-t-il passé un cap dans la notoriété vis-à-vis du grand public cet hiver, avec la diffusion des épreuves en clair ?

    On ressent de plus en plus cet engouement. Les bons résultats de Martin, Marie, Maurice oeuvrent dans ce sens et des annonceurs ou médias s’intéressent à nos disciplines.

    Cependant, ce n’est pas aux championnats de France que je l’ai le plus ressenti cela mais à Oslo, lors des championnats du monde. Je n’avais jamais vu autant de Français dans les tribunes du stade d’Holmenkollen. Des spectateurs tricolores qui avaient spécialement fait le déplacement, nous ont interpellés sur le chemin de retour jusqu’à notre hôtel. Et le plus surprenant, c’est qu’ils ne venaient pas uniquement des massifs alpin ou jurassien comme cela était très souvent le cas auparavant. La plupart venaient de la région Parisienne, de la Côte d’Azur et même de Bretagne… Ceci est la preuve que le biathlon plaît, se démocratise et que ce ne sont plus uniquement les pratiquants qui s’y intéressent.

    Vous voilà tourné vers la prochaine saison. L’été dernier, vous étiez victime d’un chauffard lors d’un entraînement en ski-roues. La preuve que partager la route n’est pas ancré dans l’esprit de tous. Avez-vous des craintes dans la pratique de ce sport ?

    Les semaines qui ont suivi mon accrochage ont été compliquées… J’étais vraiment attentif au moindre bruit de moteur et j’étais à la limite de m’arrêter sur le bas côté dès que j’entendais une voiture arriver dans mon dos. C’était assez flippant je dois dire et j’imaginais mal continuer à m’entraîner sur la voie publique. Puis au fur et à mesure des séances, le naturel est revenu et, tout en restant attentif, j’ai repris mes bonnes vielles habitudes.

    Le ski-roues et une pratique dangereuse. Chaque pratiquant en est conscient et je pense que nous adoptons des attitudes responsables afin de limiter les risques. Cependant, le risque 0 n’existe pas. Cela concerne le ski à roulettes mais également d’autres disciplines pratiquées au milieu des automobilistes. Je pense notamment au milieu du cyclisme qui a connu ces derniers mois de nombreux accidents avec des athlètes qui n’ont pas eu la chance de s’en sortir uniquement avec quelques égratignures comme ce fut le cas pour moi.

    Les automobilistes qui n’ont jamais eu la possibilité de pratiquer le ski-roues, le vélo, le roller ou même la moto n’ont pas forcément conscience que nous sommes très vulnérables.

    Je suis également automobiliste et je peste certaines fois contre des cyclistes (ou autres) qui m’obligent à réduire ma vitesse lorsque je suis en retard. Pour autant, je n’adopte pas une attitude dangereuse au risque de mettre en péril l’intégrité physique de la personne, ce que beaucoup de conducteurs ont tendance à faire.

    Dans certains pays de nombreuses solutions préventives et répressives sont déjà mises en place de manière à changer le comportement des conducteurs et il suffirait de peu pour que nous nous sentions plus rassurés sur des voies de circulation qui, rappelons le, « appartiennent à tous les usagers! »

    Comment envisagez-vous la préparation estivale avec un nouvel entraîneur au tir suite au départ de Siegfried Mazet ?

    Plutôt bien. Cela faisait maintenant 8 ans que je travaillais avec Siegfried et je pense que, personnellement, j’avais besoin d’un renouveau dans le discours et l’entrainement. A 32 ans, je prends ça comme un nouveau départ et cela me procure énormément de motivation pour les années de carrière qu’il me reste.

    Nous savons d’ores et déjà qui devrait être notre futur coach de tir et je suis personnellement ravi et honoré de pouvoir travailler avec lui.

    A plus long terme, vous projetez-vous déjà vers les Jeux olympiques de PeyongChang 2018 ?

    Bien sûr. Peut être même plus loin… Tout dépendra de ma motivation et de la façon dont mon physique répondra dans les années à venir.

    Mais pour en revenir aux J.O, contrairement à mes trois olympiades précédentes, je connais déjà le site de PeyongChang sur lequel j’ai déjà eu l’occasion de courir lors des mondiaux de 2009, ce qui me permettra de moins appréhender l’évènement.

    Le 14 mai prochain, vous participez à Corrençon-en-Vercors à une animation à destination des enfants malades, en lien avec l’association Rêves… Vous pouvez expliquer le concept ?

    Cette initiation a pour objectif de faire découvrir le biathlon à des enfants malades et de les sortir de leur quotidien de soins, pas toujours évident afin qu’ils s’amusent et partagent un moment de convivialité. En bref, le but sera de s’amuser et de se changer les idées 🙂

    Qu’est ce qui vous a motivé dans cet événement aux côtés des enfants ?

    Chaque sportif professionnel le sait, notre métier nous rend égoïste. Nous sommes toute l’année concentrés sur nous même, à l’écoute de notre corps, de nos sensations,… Nous sommes constamment pris en charge sans avoir à nous occuper d’autre chose que de notre petite personne afin de pouvoir donner le meilleur de nous même le jour J.

    Je m’estime extrêmement chanceux de pouvoir vivre ce que je vis tous les jours. Aussi, à une période qui me le permet, je trouve important de pouvoir transmettre à travers ma passion, un peu de joie et d’évasion à ces enfants qui n’ont pas cette même chance.

    Vous vous êtes associé à la société Glisshop pour créer l’enseigne Fourcade’s nordic by glisshop. Quel est le concept de ce “nordic store” qui ouvrira le 1er octobre ?

    A l’origine de cette nouvelle aventure, il y a avant tout 2 potes. 2 potes qui se sont connus du côté des Pyrénées grâce au biathlon et qui, après avoir vécu leurs carrières respectives, se sont retrouvés, sur le plateau du Vercors, près de 10 ans plus tard.

    Benjamin Dupont est un ami de longue date. Ancien biathlète ayant notamment obtenu un titre de champion de France en catégorie Jeune, il a par la suite acquis une grosse expérience, sur le terrain, en devenant entraineur mais également dans la vente en travaillant de nombreuses années pour une grande enseigne de matériel sportif.

    Au cours d’une conversation, nous avons évoqué le fait que l’offre, en termes de matériel nordique, était limitée mais également que l’orientation, quant aux choix des produits, était généralement mal comprise. Suite à cela est née l’idée de Fourcade’S NORDIC, qui a simplement pour ambition de proposer une large gamme de produits et de conseiller au mieux le skieur afin que celui ci puisse choisir le matériel qui lui correspond le plus.

    Par la suite, nous avons eu la chance de croiser la route de Frederic Morel, directeur de la société GLISSHOP, l’une des sociétés leaders au niveau européen, de la vente de ski sur internet, qui nous a tout de suite soutenu et avec qui nous nous sommes associés pour la mise en place de ce projet.

    L’ouverture de la e-boutique Fourcade’S Nordic, aura donc lieu le 1 octobre prochain et proposera des services qui, à l’heure actuelle, n’existent pas pour le nordique.

    Rendez vous sur www.fourcadesnordic.com dans quelques mois pour en savoir plus 😉


    Photo : Agence Zoom / Nordic magazine –

    Source Nordic Magazine


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    [ 10-04-2016 ]

    Le patron du ski de fond tricolore dresse un bilan « historique »

    Par Nordic Magazine le 10 avril 2016

    François Faivre, patron du ski de fond français, est l’invité de nordicmag.info ce dimanche. Le Vosgien est ravi de l’hiver de ses troupes, en distance comme en sprint. Seul bémol : l’avenir de l’équipe de France dames.

    Le bilan des fondeurs en distance

    François Faivre, un mot pour qualifier le bilan global de l’équipe de France de ski de fond ?

    Historique, c’est le mot qui me vient en tête. Sans championnat du monde ni Jeux olympiques cette année, on retient surtout le bilan sur les coupes du monde. Et cette année, il est simplement historique.

    Que ce soit pour le ski tour Canada, le 15 km de Nove Mesto, le Tour de ski ou encore Planica, les hommes ont répondu présent sur des objectifs que vous visiez particulièrement…

    Oui et en cela c’est une réussite et une fierté pour l’encadrement et les athlètes. On retient dans le staff le fait qu’on a su cibler et réussir des objectifs précis. Ce n’est pas toujours évident sur une coupe du monde où les épreuves s’enchainent. On a des cartes à jouer sur les sprint et distance skate : on avait coché ces objectifs principaux. On les a plutôt réussis voire très bien réussis. La victoire de Maurice Manificat sur Nove Mesto, celle de Baptiste Gros sur le sprint skate du ski-tour Canada… Et d’autres podiums comme à Planica. Etre forts là où l’a annoncé, c’est une satisfaction qu’il faut retenir.

    Maurice Manificat, 2e mondial en distance, 5e du général, a réalisé la meilleure saison de sa carrière. Et pris des marques pour les mondiaux de Lahti en 2017. Qu’est ce qui vous surprend encore chez lui ?

    Cette année, le fait qu’il ait réussi à être hyper régulier sur un niveau moyen très élevé sans blessures ni handicap sérieux au point de ne pas courir une course. Sur ce socle, on a pu élever le niveau sur Nove Mesto et Davos pour monter sur le podium. Ou encore gagner la dernière course du ski-tour. Avant, il y avait régulièrement une maladie ou une baisse de régime durant la saison. Là, il a été présent tout l’hiver.

    Robin Duvillard et Jean-Marc Gaillard ont connu une saison plus irrégulière avec des hauts et des bas. Quelle analyse faites-vous de leur hiver ?

    Pour Robin, la saison a été particulière du fait de la possibilité d’avoir une saison où il a beaucoup couru, contrairement à d’habitude où il court peu et vise des courses précises. Il y a forcément plus d’irrégularité dans ses résultats d’ensemble. Sa 5e place au Canada, son podium sur le Tour de ski, c’est très intéressant. Il peut aussi viser les skiathlons. Sur la quantité de courses, les performances sont plus diluées.

    Pour Jean-Marc Gaillard, en délicatesse avec son physique sur certains moments, j’apprends encore un peu à le connaître dans sa préparation. Je pense qu’on peut encore améliorer cette phase. Les périodes de récupération ne lui vont pas forcément alors que d’autres ont besoin de fraîcheur. Il est fort quand le travail est régulier, son vécu est important mais son dos l’a embêté au Canada.

    Adrien Backscheider a rencontré des difficultés pour concrétiser sa belle première saison en coupe du monde… mais a bien terminé sa saison avec un titre à Méribel. L’apprentissage est long en ski nordique ?

    Oui exactement. C’est ce qu’on s’est dit dans le staff. On en attend tellement tout de suite. A son âge, certains comme De Fabiani ou Ustiugov réussissent des coups… On voudrait voir Back dans le top 10 régulièrement, mais il ne faut pas oublier qu’il est entré dans le groupe en cours d’année dernière. On a fait des petites erreurs de préparation avec lui, qu’on va corriger. Le potentiel est là. Il gagne le championnat devant les ténors de la coupe du monde. Il faut calmer les ardeurs à l’entraînement, cadrer mieux tout ça… Je ne m’inquiète pas trop. La progression est un peu moins rapide que ses collègues du même âge. Sa 12e place à Kuusamo en épreuve d’ouverture reste une très belle performance. On sait que c’est son potentiel.

    Les sprinteurs n’ont peur de personne

    Après le bilan des fondeurs en distance, place à celui des sprinteurs.

    Il y a encore trois ans se posait la question de l’avenir d’un groupe sprint au sein de l’équipe de France de ski de fond. Cet hiver, les hommes de Cyril Burdet, Baptiste Gros en tête, se sont installés dans le gohta mondial du sprint. Comment analysez-vous leur progression ?

    J’ai participé à cette discussion sur l’avenir du groupe sprint, je m’en souviens bien. Les athlètes avaient envie de fédérer un groupe, d’avancer ensemble. Les six athlètes s’entendent très bien et surtout, ils sont extrêmement performants. Grâce à Cyril Burdet, une ambiance de travail et une dynamique très positive se sont mises en place. Les athlètes nous ont montrés qu’on avait raison de croire en eux, de leur faire confiance. Déjà leurs performances de l’an passé étaient intéressantes, cette année, ils ont confirmé ce soutien et cette confiance. Aujourd’hui, on est à des années lumières de se poser la question du bien fondé de ce groupe. Le fait d’avoir mis des moyens sur ce groupe confirme cette décision, cette envie qu’avaient montré les athlètes. Ils ont fait des résultats exceptionnels durant tout l’hiver. Bien sûr, on espérait gagner un sprint skate. Cela faisait partie des objectifs fixés en début d’hiver. Par contre, on est surpris du nombre de podiums… Monter sur la boite en classique, jouer des finales, faisaient aussi partie des objectifs. C’est chouette d’avoir pu les réaliser.

    Richard Jouve, Lucas Chanavat ou Valentin Chauvin ont montré eux aussi de très belles choses cet hiver…

    Oui, là on touche le groupe relais derrière les solides leaders que sont Maurice Manificat, Baptiste Gros… Ces jeunes arrivent avec des médailles décrochées sur les championnats du monde juniors et U23… Ils sont performants, n’ont peur de rien, ni de personne. Ils savent qu’ils peuvent être à la baston. Sont conscients de leur potentiel physique et surtout, ils ont cassé des barrières psychologiques. Ils peuvent jouer devant sur toutes les courses. Ils ont gagné le respect, logiquement, de leurs adversaires. Jouer régulièrement les finales permet de s’installer dans le haut du gratin, ça change un peu notre statut habituel. Et je dirais que c’est tant mieux (rires).

    La culture de la gagne doit prévaloir dans le fond féminin

    Après quelques vagues dans le milieu, il met les points sur les i en assurant que “la porte pour une sélection en coupe du monde est grande ouverte”. A quelques conditions…

    Finalement, la seule petite ombre au tableau du nordique français vient de l’équipe de France dames avec seulement deux éléments : Anouk Faivre-Picon et Coraline Thomas-Hugue ; avec une 19e place comme meilleur résultat. Quel regard portez-vous sur leur hiver ?

    C’est assez particulier. On a une situation délicate sur les filles qui nous représentent sur la coupe du monde. Il faut être clair. Suite à la maternité d’Aurore Jean et au départ de Célia Aymonier vers le biathlon, Anouk Faivre-Picon et Coraline Thomas-Hugue avaient le niveau pour courir en coupe du monde, c’est leur circuit de prédilection. Mais cet hiver, elles ont signé des résultats sans coups d’éclat comme on l’espérait. On avait coché Davos et Nove Mesto, sans récolter le même type de résultats que chez les garçons. Il y a un peu de déception sur ce bilan. On se rend compte de part notre politique menée ces 5, 6 ou 7 dernières années au niveau fédéral, que personne chez les plus jeunes ne peut venir les accompagner sur la coupe du monde. Pour la génération intermédiaire, à la sortie des années juniors, on ne les a pas forcément suivies correctement. Ça a créé des tensions dans le peloton du circuit féminin.

    Justement des voix se sont élevées récemment pour dénoncer “l’avenir bouché du nordique féminin”, des sélections internationales qui n’arrivent pas pour les athlètes les plus en vue… Quelle réponse leur apportez-vous ?

    Il est clair que rien n’est fermé. J’ai pu lire “climat malsain”, “avenir bouché”…ça me dérange d’entendre ça. Ça fait mal au coeur de lire ça, Thibaut Chêne et Claire Breton travaillent fort avec les jeunes. Je tiens à dire que c’est complètement faux. Une athlète qui performe sur la circuit national, qui prend un podium sur la coupe d’Europe (OPA) lui ouvre de facto, la coupe du monde après une telle performance. Et ceci est valable que l’athlète vienne de la fédé ou non, ou d’un team régional ou privé… Or le niveau n’est aujourd’hui pas suffisant pour intégrer la coupe du monde. Au bout d’un moment, on n’emmène plus de filles qui ne rentrent pas dans le top 10 en OPA. La fédé n’est pas là pour leur offrir une carrière en coupe d’Europe, ce n’est pas la finalité de notre job. Surtout qu’en face, les hommes montrent, avec Alexis Jeannerod, que c’est possible de retrouver la coupe du monde après être sorti des groupes fédéraux. On est prêt à faire la même chose chez les filles. Etre 10e en coupe d’Europe n’intéresse pas la fédération, il faut être clair. Pour autant, je ne leur jette pas la pierre car notre responsabilité, de ne pas les avoir accompagnées correctement à un moment donné, est engagée.

    Coraline Thomas-Hugue enceinte, Aurore Jean sur le retour après sa maternité, Anouk Faivre-Picon spécialisée en distance skate… Quid de l’équipe dames l’année prochaine ?

    Pour être très honnête, il y a un trou de niveau, mais qu’on ne me parle pas de génération sacrifiée ou d’athlètes mis de côté. Si on met l’ensemble des filles sur une course, les juniors sont parfois devant les séniors ! On travaille sur des plus jeunes catégories, U18 et U20. On a vu les prémices de ce renouvellement. On a fait une médaille aux JOJ, avec Laura Chamiot-Maitral, alors qu’on était à des années lumières de la faire il y a seulement quatre ans. On va travailler avec elle, grandir ensemble avec les filles de sa catégorie. Delphine Claudel, Coralie Bentz sont des filles qu’on accompagnera au fil de leurs performances. On est dans le “ventre mou” des séniors dames, tout simplement car il y a quatre ans, ces filles ne gagnaient pas en coupe d’Europe. Pour performer, il ne faut pas se mentir. La culture de la gagne doit aussi prévaloir dans le fond féminin.

    Pour la coupe du monde, les filles restent peu nombreuses. Coraline devrait accoucher en octobre, on verra si elle peut revenir, via la coupe OPA, sur le circuit international. On a des antécédents avec Marie Dorin-Habert qui a montré que c’était possible. Aurore, j’avoue que je ne l’ai pas contactée. Elle a pour objectifs les mondiaux de Lahti. La porte est grande ouverte, à elle de nous montrer qu’elle peut monter en coupe du monde. Anouk, son circuit de prédilection, c’est la coupe du monde. Derrière, avec Delphine Claudel, on a dans l’idée de la monter en coupe du monde, éventuellement en sprint, un circuit plus facilitant. Elle a de belles qualités de vitesse et on se rend compte que c’est plus “facile” pour une athlète de débuter en sprint par rapport à des épreuves en distance où les Norvégiennes sont très solides. On réfléchit tous les jours sur le sujet et on a aucune envie de laisser tomber le fond féminin.

    On serait les plus heureux du monde si on pouvait avoir des résultats équivalents entre les hommes et les dames. On a du chemin mais la volonté est là.

    Source Nordic Magazine


     
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    [ 08-04-2016 ]

    Le manager du team Gel Rossignol “fier du chemin parcouru”

    Source Nordic Magazine

    Un triplé sur le marathon ski-tour, un triplé sur le circuit international des longues distances ; le team Gel Intérim Rossignol a été colossal cet hiver. Son manager, Stéphane Mouton dresse un bilan élogieux de la superbe saison de ses hommes.

    Stpéhane Mouton dresse un bilan complet de l’hiver de ses troupes dans la lettre du team (à retrouver ci-dessous) :

    « Voilà deux ans maintenant que cette aventure a vu le jour. Au-delà des performances sportives de l’équipe, nous vivons chaque jour une très belle aventure humaine. En mobilisant ses équipes sur ce projet sportif, GEL Groupe a su nous apporter toute la motivation et le soutien dont nous avions besoin pour nous transcender. Après une première saison très prometteuse, nous pouvions nous attendre à un retour de bâton, mais nous avons été agréablement surpris par l’équipe qui a su, cette année encore, se dépasser.

    Pour cette nouvelle saison, nous partions avec de belles ambitions : gagner le Marathon Ski Tour (challenge national) et la FIS Wordloppet Cup (compétition internationale). Nous avons eu la chance de briller sur les plus belles courses internationales : 1er à la Dolomitenlauf (Autriche), 1er et 3ème à la Bieg Piastow (Pologne), 2ème à la Foulée Blanche (Vercors), 2ème à l’Engagine (Suisse), 3ème sur l’American Birkebeiner… de belles performances qui nous permettent de nous hisser en haut du classement général ! Les résultats ont également été à la hauteur de nos espérances sur le circuit national : 1ère et 3ème place au Marathon de Bessans et une belle série de courses remportées haut la main : Belles Combes, La Sancy, La Savoyarde, Marathon de la Clarée, Marathon des Glières… Une équipe en grande forme, présente sur tous les podiums ! Au classement général, le team se hisse à la 1ère, 2ème et 3ème place.

    Un savant mélange entre technicité et performance sportive La préparation des skis est une étape stratégique.

    Dans l’ombre, nous optimisons le fartage pour permettre la meilleure glisse possible. Le jour J, le stress est toujours au rendez-vous : nous testons les skis jusqu’au dernier moment et nous glanons un maximum d’informations pour anticiper toutes les tactiques. C’est là tout l’esprit de notre sport : un véritable travail d’équipe entre techniciens et athlètes. Humilité, convivialité et bonne humeur Le ski nordique est avant tout un sport humble alliant rigueur, dépassement de soi et passion. Des valeurs clairement affichées dés la soirée de présentation de l’équipe, en novembre dernier, où nous avons eu l’occasion de partager un moment convivial aux côtés des partenaires. Une soirée pleine de surprises où nous avons eu l’occasion de découvrir le bus de l’équipe, désormais devenu notre fidèle compagnon sur les compétitions. L’ambiance au sein de l’équipe est toujours très conviviale. Des liens se sont tissés au fil des moments passés ensemble : une complicité et une belle cohésion d’équipe que nous ressentons sur les pistes. Malgré la pression, vous pourrez peut-être apercevoir, quelques minutes avant le départ, Benoît en train de se laver les dents ou encore Toni avec le sourire jusqu’aux oreilles… c’est là tout l’esprit de l’équipe : rester soi-même et prendre du plaisir sur les courses.

    Sur certaines étapes, il nous aura manqué quelques centimètres pour atteindre l’exploit… mais gardons les pour l’année prochaine ! Nous pouvons être fiers du chemin parcouru et du travail accompli cette saison. Une année riche en victoires, podiums et places d’honneur qui a permis de révéler l’équipe et de mettre en lumière ses ambitions sportives. Pour la saison prochaine, un seul objectif : maintenir le cap sur le circuit national comme le circuit international et continuer à faire connaître l’équipe ! Et, pourquoi pas, se fixer un nouveau challenge : le circuit VISMA Ski Classics (une dizaine de courses en Europe). Affaire à suivre ! »

    Cliquez pour lire la lettre du team en intégralité




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